Annick et André au bout de leurs rêves

15eme Art. MONGOLIE 2

02:23 , 23/10/2008 .. Publié dans 04 MONGOLIE .. 13 commentaires .. Lien

                                                                                              Itineraire du Trek de 2000 km

 

                                                     8 JOURS DE TRIP DANS LES STEPPES ...................

 

Mardi 30 septembre 2008

 

André a réussi, pendant les 4 jours où je suis restée à la chambre, à venir à bout de toutes ses démarches, et à nous trouver un « trip » de 8 jours dans la Mongolie centrale, en 4x4. Nous partons mardi 30 septembre, avec un chauffeur et un  guide parlant anglais. Les excursions, les visites, les hébergements sont conclus. Il fait un temps superbe. Beaucoup de poussière.

 

Nous séparons nos affaires, celles pour les 8 jours, avec les cadeaux pour les nomades qui vont nous héberger, des sacs de couchage, un nécessaire de camping prêté pare notre guide, et le reste est mis sous clef à la Guesthouse. Car nous avons la chance de partir avec le propriétaire de la guesthouse, et un chauffeur, membre de sa famille. ! Après avoir fait des courses pour la nourriture et la boisson pour  8 j. nous partons.

La route goudronnée n'est pas très encombrée. Nous nous arrêtons vers midi, à 500 m. de la route dans la steppe pour le lunch, et nous apprenons les us et coutumes de ce genre de voyage. Faire bouillir de l'eau pour la soupe de noodles et le thé. Le partage des tâches se fait très naturellement. Nos deux compagnons sont très agréables, même si nous ne pouvons pas échanger de grands discours. Une complicité se créée entre nous tous et c'est vraiment sympathique. Pendant que nous mangeons, deux cavaliers s'arrêtent à nos côtés et nous observent. Je ne sais quel comportement il faut adopter. Ils restent là, descendent de leur cheval, et attendent. Quoi ??? Pendant ce temps le troupeau de chèvres et moutons a continué son chemin en broutant les rares herbes sèches de la prairie. Notre guide offre quelques biscuits à  ces deux jeunes hommes. Aussitôt, contents, ils repartent sur leur cheval et rejoignent le troupeau que l'on ne voit presque plus.

Rangement du matériel de camping, des caisses de nourriture, et hop, on repart vers le pays des « petites dunes ». La belle route devient une piste cahoteuse.

Mais nous ne pouvons oublier le si bon conseil donné avant notre départ. Si vous le pouvez, achetez un coussin gonflable qui peut servir d'oreiller ou de coussin de siège. Nous les avons achetés ces coussins et je ne l'ai jamais regretté. Le chauffeur a rigolé le premier jour, quand je me suis installée sur ce coussin. Mais quel confort !!!

Vers 18 h. nous arrivons. Deux gers (yourtes) sont installées,  dont l'une nous est destinée. La jeune femme nomade nous accueille avec un grand sourire et nous offre des petits gâteaux en signe de bienvenue.

Nous découvrons notre nouveau domaine. Cette yourte est splendide ! Nous ne nous attendions pas à une telle décoration, à un si joli ensemble. Après y avoir déposé tout nos bagages, le guide et le chauffeur s'en vont. Ils vont dormir dans une tente, un peu plus loin.

Nous restons seuls et apprenons à nous débrouiller avec nos sacs de couchage, notre matériel de camping, la nourriture, le poele à bois planté au milieu de la yourte, et nous faisons notre premier repas d'indépendants. Quand le 4x4 est parti tout à l'heure, j'ai eu un petit pincement au coeur. Et s'ils ne revenaient pas ??!! Mais bah, à chaque jour suffit sa peine et nous sommes vraiment bien. Le soleil splendide qui nous accueilli chez les nomades a fini par se coucher. Il fait bon dans la yourte.

La jeune femme nous propose de brancher l'électricité mais « Môssieu », grand seigneur, lui dit qu'on a des bougies, et que ce n'est pas la peine !! Elle semble surprise, mais après tout le client est roi, n'est-ce pas. Et elle part chez elle pour la nuit.

Petit souci, il faut aller « à la cabane au fond du jardin » à plus de 300 m. la nuit, au milieu des bêtes qui sont couchées en liberté près des yourtes. André m'accompagne. J'ai repéré notre direction pour le retour.  Le ciel est vraiment incroyablement lumineux. Mon petit mari entreprend de me rappeler le nom des étoiles, et leur signification. Il est en train de me refaire le coup « des étoiles dans le ciel » de mes 20 ans. C'est gentil mais le froid commence à se faire sentir, et je souhaite retourner à la yourte. Moi d'un côté, lui de l'autre. Je suis sûre qu'il se trompe, mais ma mauvaise réputation en ce qui concerne mon sens  de l'orientation fait que je « m'écrase », et le suis. Nous ne voyons pas grand chose, dans la nuit, et de temps en temps des grognements de yack, de beuf et autres bêtes me font penser que nous nous trompons. Une voix d'homme nous « engu.... » car nous dérangeons les animaux. Du coup André convient que nous sommes montés trop loin. Nous retrouvons enfin la yourte et sa chaleur. Un dernier morceau de bois dans le poêle et nous sommes fin prêts pour notre première nuit de nomades.

La fermière avait montré à André comment fermer le dessus de la yourte pour la nuit, lorsque le feu serait éteint. Il fait donc le nécessaire et nous pouvons nous coucher (20h.) !!! Cela ne m'arrive jamais à la maison !! André me charrie bien sûr. M'en fout. Je suis toute moulue et fatiguée, alors au lit. Pour moi, çà va. Sommier en planches, avec une ou deux couvertures en laine servant de matelas et c'est tout. André, lui est beaucoup moins content. C'est vraiment dur pour lui. Il préfère des sommiers plus souples. Il va pourtant falloir faire avec, nous n'avons pas le choix.

Enroulés dans nos deux sacs de couchage, nous commençons notre nuit, mais vers 22 h. un vent violent se lève, et le petit capuchon en bâche qui se tire sur le dessus de yourte s'est détaché. Le froid nous tombe sur la tête. Très désagréable ! Courageux, André sort de son cocon, et de la yourte pour aller rattacher cette bâche éprise de liberté.

Enfin nous pouvons dormir, mais l'ambiance est devenue froide et nous rajoutons les capuches des sacs de couchage sur nos têtes, et tout ce que nous trouvons pour nous réchauffer. Pas terrible !!

Finalement, la yourte est belle, mais pas très confortable, c'est du moins notre première impression.

A 9h comme convenu, les deux hommes reviennent pour embarquer tout notre matériel. Nous faisons des photos de notre fermière,  dans le soleil du matin, lui offrons des petits cadeaux, et en route pour la deuxième journée.

Direction Karakorum. Les pistes sont toujours aussi dures, mon petit coussin toujours aussi pratique et confortable. André décide de gonfler le sien, pour caler son dos.

Dans cette Ville, un temple (monastère ?) très important attire les touristes. Nous y faisons notre visite avec plaisir car c'est très beau. Les vestiges sont en excellent état, les peintures très bien entretenues. De jeunes moines vont et viennent et vaquent à leurs occupations, sans faire attention aux visiteurs. Notre guide nous emmène hors des limites du monastère, dans une prairie assez peu éloignée, mais totalement vide. Une statue en granit installée au bout d'une allée représente une tortue, symbole de vie. Il faut faire trois fois le tour de cette statue pour que notre voeu se réalise. Je n'ai pas tout compris car l'anglais de notre guide est sommaire, tout comme celui d'André, et qu'il oublie toujours de me faire la traduction. Je sais que nous passons à côté de beaucoup de choses et que notre manque de connaissance en anglais nous prive de bien des plaisirs. Tant pis, on ne peut pas tout avoir !! Cette tortue m'a rappelé celle du scarabée, en Egypte, dont nous avions fait le tour sept fois, selon le rite en vigueur (Chantal et Jean-Pierre, vous souvenez-vous ???)

 

Ensuite, dans les hauteurs de la ville, un monument a été érigé en l'honneur de Genghis Khan, illustrant sur trois faces, l'évolution de la Mongolie et de ses conquêtes. Nous prenons quelques photos et descendons dans la vallée où serpente une jolie rivière. Après le pique-nique, les deux hommes se mettent à pêcher à la cuiller, directement au lancer à la main. C'est impressionnant de voir le résultat. André s'essaye à cette méthode de pêche, mais ce n'est pas facile. Finalement, c'est lui qui sort la plus belle des 7 truites pêchées. Plus de 30 cm. Chouette, on va se régaler !

 

Les paysages sont différents. D'une vallée à l'autre on peut voir des troupeaux énormes de moutons blancs à tête noire, de chèvres de toutes les couleurs, avec de longs poils dont on fait la laine Cashmere, si douce et chaude. Des chevaux de différentes couleurs broutent tranquillement, et tout à coup se mettent à galoper sans raison apparente.

Ce qui nous surprend beaucoup, tout au long de ces jours, c'est l'indifférence totale des animaux envers les voitures, les camions, et les motos. Les troupeaux sont couchés sur les pistes, ou sur les routes et ne se lèvent qu'à la dernière seconde, juste pour ne pas se faire écraser. Mais certains le font avec une désinvolture qui me gène, car les conducteurs, à l'inverse, ne freinent presque jamais et parfois le choc est évité de justesse. On dirait un jeu.

 

Les Yacks !! Ces animaux ont une allure tranquille et je ne les trouve beaux que lorsqu'ils ont des cornes. Ceux qui n'en ont pas me paraissent ridicules, je ne sais pas pourquoi, mais ils ont l'air têtu, buté et bétât. Jugement tout à fait personnel et qui n'engage que moi. Depuis,j'ai appris qu'il existe deux sortes de yack, provenant d'un croisement entre yack et bovin, d'où la présence de cornes pour les uns et pas pour les autres. Je n'insiste pas car je vais m'emberlificoter dans mes explications, et çà va devenir douteux.

 

Nous circulons sur des pistes certes carrossables, mais il faut toute l'adresse de notre chauffeur pour éviter les trous, les roches, et les animaux. Cela ne nous empêche pas d'être brinqueballés et secoués comme deux vieux pommiers. Le paysage est presque toujours le même; une vallée très large (plusieurs kilomètres) bordée de chaque côté par des montagnes de moyenne hauteur, et selon la piste choisie par le chauffeur, nous nous faufilons entre ces montagnes, passant d'une vallée à une autre, sans arrêt. Sur les pentes assez douces des collines, les troupeaux paissent tranquillement, et tout à coup, sans que rien ne le laisse prévoir, on les voit partir au trot. Pourquoi ? Je me le demande encore. On ne peut même pas dire qu'une mouche les a piqués, il n'y en a pas !!! Pas d'insectes !! je suis ravie !

 

Les rivières coulent au centre de ces vallées, larges et tranquilles, ou au contraire étroites, bordées d'arbustes d'une jolie couleur dorée. Elles ne semblent pas très profondes, et nous les traversons à gué en de nombreux endroits, plusieurs fois dans la même vallée s'il le faut. Notre chauffeur a le coup d'oeil !  Et je crois qu'il aime bien nous donner des frissons. Nous avons compris que lui et notre guide sont deux amis de longue date et qu'ils connaissent leur pays comme le fond de leurs poches. C'est vraiment impressionnant de les voir se diriger, dans ces paysages qui pour nous se ressemblent tous, et de décider qu'il faut aller à droite, ou à gauche, sans se tromper. Bien sûr il n'y a aucun panneau de signalisation  : Limitation de vitesse ? Pas la peine, quand tout va bien et que les trous sont plus rares on ne peut dépasser le 40 Km/h. Stationnement Interdit ? Que nenni ! Tout est permis. On s'arrête où l'on veut, aucun critère autre sa propre volonté. Sens interdit ? Pas du tout non plus ! La vallée est tellement large en général que l'on circule comme on veut, dans les sens

choisis. Il n'y a pas de restriction. Pour doubler un 4x4 pou un camion, c'est simple, on quitte la piste et en accélérant on arrive à passer devant. C'est bien préférable car les nuages de poussières soulevés par les véhicules sont aveuglants, et tellement salissants. A vrai dire, nous ne sommes pas restés souvent derrière des véhicules sur les pistes !

Il n'y a aucune séparation de propriété, puisque toute cette steppe appartient à l'état (dixit notre guide). De temps en temps,  une rangée de poteaux électriques annonce qu'une petite agglomération est proche.

 

L'herbe est jaune, très rare, et le sol vraiment sec. Quelques bouquets d'arbustes de temps en temps, mais si peu. Nous nous demandons de quoi se nourrissent les animaux. Ils doivent quand même y trouver leur compte car nous les avons trouvés plutôt dodus, et en bonne santé. Nous découvrons, au fil de la piste des carcasses de boeuf, de yack, de chèvre ou de mouton. Il semble que des aigles ou des vautours fasse le nettoyage. J'imaginais la Pampa d'Argentine sous cet aspect. C'est la Mongolie que nous découvrons, la chaleur en moins. Le vent souffle toujours et parfois très frais.  Nous avons eu le plus froid dans le Parc National des Volcans. Magnifique, mais bien se couvrir !

 

Nous y avons passé la 2ème nuit. Nos deux hommes nous ont laissés chez une famille nomade, et après l'accueil usuel, avec offre de lait frais de yack, nous avons pu intégrer notre yourte. Tout à fait différente de la première. Nous n'étions pas attendus et plus rustique que çà « tu meurs!! » C'était une famille nomade très pauvre, mais avec toujours la même gentillesse. Nous avons pu faire cuire nos truites pêchées du matin et les déguster. Pour que je n'ai pas froid, André se met en tête de déplacer le lit, plus près du poêle. Patatras ! Le lit se désolidarise, et devient un sommier semi vertical. La grosse crise de rigolade !!! Notre fermière est venue à notre secours pour rafistoler le tout, avec un grand clou tordu, qui était sorti de son logement. Ce soir, pas question d'électricité, et pourtant André était prêt à faire fi de son esprit « Robinson Crusoe » ! Mais Tintin ! Bougie ce soir.                

Finalement nous avons bien dormi, mais avec un froid que certains diraient revigorant, et que je qualifie de refrigérant. Mais une nuit passe vite.

Un brin de toilette façon « chat », une tasse de thé, des biscuits plus tard, nous sommes fin prêts pour accueillir nos deux hommes, et reprendre la route, après avoir remercié notre hôtesse de ses bons soins, et lui avoir offert quelques cadeaux apportés de France, pour améliorer son ordinaire.

Notre guide nous emmène vers une cascade, à proximité du camp, mais insoupçonnable, dans les méandres de la rivière. Magnifique ! Très belle vue dès le réveil, cela met le moral au beau...

La piste cabossée nous retrouve, chahutés de droite et de gauche, et toujours de bonne humeur. Nos deux compagnons sont gentils, et notre guide essaye de nous expliquer les différents paysages, les us et coutumes de la région. (Je ne comprends pas toujours, mais j'arrive à deviner le sens de son discours).

Par moments nous avons des crises de fou rire suite à des quiproquos, résultats de nos lacunes dans la compréhension de l'anglais.

Dans la yourte du 3e jour, presque aussi jolie que la première, nous avons eu le plaisir de connaître la vie de famille vécue réellement par les nomades. La fermière nous a logés dans sa propre yourte (appelée ger en anglais), et nous avons pu voir la fabrication des biscuits à la crème de lait de yack,  l'utilisation journalière des ustensibles, et aussi l'usage de l'eau. Très rare, donc à économiser. Dans toutes les yourtes, et même chez les particuliers en ville, une grande bouteille genre thermos est remplie d'eau bouillante  et nous sert pour le thé, et la cuisine.C 'est très agréable de pouvoir boire une tasse de thé lorsqu'on arrive chez les gens.

Dans cette yourte, des banderolles de biscuits sont accrochées aux différents poteaux. C'est un effet très décoratif de guirlandes dans lesquelles on pourrait croquer ! Elles représentent une partie des richesses de notre fermière. A la tête du lit d'André, nous découvrons des quartiers de mouton en train de sécher. Avec le froid l'odeur ne se sent pas trop.

Le quatrième nuit se passe chez une famille, complète (grand-mère, fils et belle-fille, fille et bébé). Après quelques tractations, notre guide obtient qu'ils nous hébergent pour la nuit. Très gentiment ils nous laissent leur yourte personnelle, avec toutes leurs affaires. La jeune adolescente, habillée façon  St-Germain des prés surveille le bébé qui dort sur un des trois lits, en chassant les mouches de temps en temps d'un petit coup de main. Je n'imaginais pas qu'une jeune fille, aussi éloignée de la ville puisse être vêtue de façon aussi moderne. Sa grande soeur aussi d'ailleurs.

Nous sommes fatigués. Nous voudrions que la yourte soit libérée afin de pouvoir faire notre dînette et nous coucher. Cela ne semble pas possible. En effet, ils reviennent tous en force regarder la TV.

Car ils ont la TV. C'est à peine croyable !!! Des panneaux solaires sont installés à l'extérieur des yourtes, et des paraboles de 2m de diamètre sont tournées vers le ciel !!Il s'agit d'un feuilleton que nous retrouvons tous les soirs, chez les uns ou les autres. Cela ne fait pas notre affaire du tout. André commence à faire la gu....le ! Heureusement le feuilleton se termine à 20 h. Nous comprenons que la jeune fille doit dormir avec nous !! Tiens tiens, comme c'est curieux ! Elle est toujours avec nous dans la yourte. Nous essayons d'entamer la conversation mais c'est tout à fait impossible bien sûr.

En désespoir de cause, je commence à enlever mon pantalon (pour la bonne morale, il vaut mieux que ce soit moi plutôt qu'André) et j'entame un nettoyage de mon museau. A ce moment, elle doit comprendre qu'elle est un peu de trop. Elle emmène sa petite nièce, et nous souhaite la bonne nuit ! Ouf, on va pouvoir enfin manger et dormir. Je vais faire de beaux rêves, j'ai la tête au-dessus du tonneau d'ayrak en fabrication. Les vapeurs d'alcool montent jusqu'à moi, et ce n'est pas du rhum!!!

Au petit matin, la Grand-mère (environ 50 ans) nous allume le feu, et commence à faire son travail d'après la traite. Dans un chaudron métallique rempli de lait fermenté, qu'elle remue a grands coups de louche, elle fait un montage curieux de plusieurs éléments (toiles, rehausseur, suspension d'une petite cuvette, grande bassine d'eau froide, couvercle, et de nouveau toiles pour fermer hermétiquement, pendant l'ébullition. Nous apprenons par notre guide qu'il s'agit d'une sorte d'alambic pour fabriquer de la vodka, mais rudimentaire.

Les jours passent, avec un temps toujours aussi beau et venté. Collines, plaines, rivières, troupeaux, volcans, photos, pique-nique, rencontres, temples, fleurs (rares)......................etc...................

 

 Nous rencontrons assez peu de touristes, et nous finissons par interroger nos deux hommes. En réalité, ils nous font passer par des pistes très peu utilisées par les agences traditionnelles. Ils ont passé leur jeunesse à sillonner le pays dans tous les sens et en connaissent les moindres recoins.

On sent qu'ils éprouvent un véritable plaisir à nous trimballer dans « leur monde privé », si peu connu des touristes, et nous apprécions la confiance qu'il nous témoignent, et leur amitié. Nous sommes des clients très conciliants, toujours de bonne humeur, partageant les tâches culinaires avec eux, les bonbons aussi............. et parfois doués d'une patience qui ne nous ressemble pas trop !!!!.

 

Pour le 7e jour, nous traversons une plaine désertique couverte de hautes herbes sèches et de buissons épineux très secs. Afin d'aller plus vite, le chauffeur ignorant la piste, passe directement parmi ces herbes bien sèches, jusqu'à la route qui s'annonce. Nous roulons quelques centaines de mètres quand André, à la vue d'un superbe paysage, demande un arrêt pour le photographier. A la descente de voiture, une odeur de fumée se dégage de la voiture. Le guide me demande de descendre très vite. Il y a danger ! Moi, la râleuse, je ne discute pas, et d'un bond je suis sur le bas côté. Le chauffeur est déjà sous le 4x4 en train de ferrailler dans les tuyauteries sous la caisse, et d'y envoyer de l'eau. Le feu commençait de  prendre autour du pot d'échappement, dans les tôles de protection du pot. C'est impressionnant !!!

On aurait pu finir grillés comme des harengs saur. !!! (mais non, je rigole..)

 

Mais le dernier jour arrive. Il commence à pleuvoir dans la nuit, et très vite la pluie se transforme en neige, et la poussière en gadoue. Le 4x4 a des pneus un peu lisses, et le chauffeur doit faire très attention pour ne pas nous verser. Dans un endroit très enneigé, nous avons fait un tête à queue magistral. Même pas peur !! Je ne me reconnais pas. Ma confiance en notre chauffeur est totale, et je pense qu'il ne peut rien nous arriver de fâcheux. Le paysage est tout à fait différent. Tout ce qui était jaune, est devenu blanc. Par endroits il y a plus de 10 cm de neige ! Les troupeaux de chevaux sont toujours accrochés aux collines, essayant de trouver quelque chose à se mettre sous la dent ! Nous arrivons à Oulaan Baatar vers midi. La ville est couverte de neige, mais en quantité moins importante.

 

Cette grande semaine dans la nature a été exceptionnelle ! Apprentissage de la vie de camp chez les nomades, et de leur coutumes. Connaissance d'une partie d'un pays très attachant (car nous sommes loin d'avoir tout vu). Immensité et beauté de ces paysages sauvages, de lacs magnifiques, de volcans à escalader. Amitié avec deux hommes très attachants, serviables et pleins d'attentions pour notre bien-être. Nous sommes enchantés d'avoir vécu cette expérience.

 

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Publié à 02:23 , le 23/10/2008 dans 04 MONGOLIE,
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06:19 , 10/10/2008 .. Publié dans 04 MONGOLIE .. 13 commentaires .. Lien


                                                            GHINGGIS KHAAN le grand conquerant


Le carnet de voyage d'ANNICK

Première semaine à Oulaan Baator – 23 septembre 2008


Le transsibérien nous dépose tôt le matin en gare d'Oulaan Baator. Le jour est levé, mais un froid sec règne et le vent est de la partie. Sur le quai quelques hommes brandissent le nom d'agences ou de clients. Nous apercevons celui qui nous concerne. Il nous guide vers un taxi et hop, en route vers une autre aventure !
La traversée de la ville est assez rapide et je n'ai pas assez d'yeux pour tout voir et enregistrer dans ma petite tête. Des voies larges, des panneaux publicitaires, des bâtiments de toutes formes, de tous matériaux, de toutes couleurs, et par là-dessus le soleil qui se lève.

La circulation commence à se faire dense, et notre étonnement aussi devant le mode de conduite des Mongols. Certes il y a des règles, mais la principale semble être celle du culot. J'accélère pour passer, mais si tu accélères plus que moi je freine pour te laisser passer. Pour les piétons, pas de pitié. On a l'impression parfois qu'ils veulent se suicider.

Chez notre correspondant, on nous propose deux lits dans un dortoir de 8 lits superposés. Cela ne fait pas notre affaire. Le taxi nous emmène chez une de ses connaissances et nous obtenons une chambre avec un vrai lit de 140. Après avoir déposé nos sacs, nous partons faire un tour en ville en prospection, d'abord d'une banque, de commerces, poste centrale, et de points WiFi pour l'Internet.

Premiers soucis d'argent. A la gare il n'y avait pas de bureau de change, ce qui fait que nous n'avons pas de monnaie du pays. Nous avions une petite réserve de dollars, heureusement !

1er résultat : payer le taxi en USD (il nous a vu venir de loin avec nos gros sacs) payer la chambre en USD (elle a apprécié la maman. Nous un peu moins)

2e résultat : aller à la banque faire un retrait de tughriks. Au DAB, premier refus de la machine. Tiens, tiens, que se passe-t'il. 2e essai toujours au DAB, et là, gloups, avaleur de carte bancaire !!! Nous voila dans de beaux draps. Déjà qu'en France on n'aime pas trop se faire piquer sa carte Visa alors dans ce pays, un début de panique me saisit. André, imperturbable malgré les jeunes qui attendent leur tour pour retirer leur argent au DAB me dit de rreste devant la machine (des fois que l'argent sortirait quand même et qu'on nous rendrait la carte par un tour de magie, !!) Devant l'évidence que nous n'aurons rien je le rejoins à l'intérieur de la banque où il explique notre souci. Bien gentils ces gens. Nous, on ne comprend rien, mais avec de la patience, et une obstination que je ne connais qu'à mon petit mari, il arrive à faire ouvrir le coffre intérieur du DAB par un garde en arme. Nous récupérons notre carte contre tous justificatifs prouvant qu'elle nous appartient bien, Visa, Passeport, etc... mais pour nous donner l'argent.....(peau d'balle et balais de crin). Excusez cette expression triviale, mais la tension monte à El Oulaan Baator ! Nous comprenons que cette banque n'est pas internationale et qu'il faut aller voir ailleurs, avec force conseils.

Deux nouvelles banques plus tard, où on nous refuse au guichet cette fois de nous faire le change car la bande magnétique de la Visa est reconnue comme invalide, nous nous posons enfin les vraies questions. Que se passe-t'il ?? Cherchez où est l'erreur !

Et là, miracle ! Nous comprenons tout. Déjà que ce n'est pas facile de se servir du distributeur, même en anglais, André a poussé la difficulté jusqu'à donner deux fois un faux numéro de code secret pour sa carte (celui de la mienne) et bien sûr çà ne pouvait pas marcher. Mais nous n'avons toujours pas de Tughriks pour payer nos menues dépenses, et les grosses aussi forcément ! La journée avançe. Nous avons faim. La fatigue commence à se faire sentir car la nuit dans le train a été courte.

Finalement, dans une banque internationale nous trouvons un interlocuteur parlant anglais, à qui nous pouvons expliquer notre erreur, et qui nous conseille de téléphoner à notre banque en France pour débloquer la carte. De ce fait nous pouvons enfin sortir de l'argent Mongol le lendemain. OUF! Notre première journée s'est donc passée en tractations de toutes sortes.

Nous rentrons à la guesthouse pour nous réchauffer un peu. Bizarre. Nous avons beau sonner, re-sonner, et encore, et encore, nous sommes à la rue. Personne pour nous ouvrir. Il fait froid. Je sens que je m'enrhume. Nous nous mettons dans un coin de porte pour éviter un peu le vent. Au bout d'une heure environ, la patronne arrive toute guillerette. Elle ne comprend pas que nous soyons au dehors puisque sa fille est dans l'appartement et aurait dû nous ouvrir la porte. Aucun mot d'excuse ! Je suis dans une colère noire. Pas question de faire un sourire ou une amabilité. Trop c'est trop pour une première journée. L'ambiance est glaciale, et André sous son calme apparent est en colère.

Nous décidons de changer de « cantine » et dès le matin nous cherchons une autre guesthouse. Cette fois la chance nous sourit. L'abord est un peu rébarbatif pour y accéder, mais l'ensemble de l'établissement est propre, grand, et les gens sont aimables. Plusieurs jeunes européens y sont logés et nous faisons connaissance. Ils nous donnent des tuyaux pour ce que nous recherchons, entr'autre des adresses pour l'informatique, des endroits où l'on parle français, etc...

Ce qui me manque le plus, c'est de ne voir aucun mot en français, et pas du tout de journaux, de livres. Quelquefois le mongol est doublé d'anglais, c'est déjà moins l'inconnu.

Le froid est vif, et malgré un beau soleil, je n'ai pas chaud. Passage à la grande poste. En effet, les 4 cartes d'anniversaire que nous avions écrites en Russie, n'ont pas pu être postées là-bas. Nous les retimbrons, et elles peuvent enfin partir, le 24 septembre d'Oulaan Baatar.

Pour manger il faut faire des courses au supermarket. Là, nous rencontrons une femme charmante canadienne, parlant un français parfait, et qui nous donne des conseils sur la ville, sur les aliments à choisir ou pas, sur la vie à Oulaan Baatar où elle et son mari résident depuis trois ans. Nous passons un très bon moment avec elle, entre les rayons de lait, de fruits, de confitures, etc... Car tout est inscrit en mongol, l'article, le poids, la valeur,..et son aide nous est précieuse.

 

Il est temps de trouver une pharmacie pour essayer d'enrayer cette sinusite qui m'attaque avec traîtrise. Eh bien, ce n'est pas de la tarte. Essayez de faire comprendre à une pharmacienne mongole que vous voulez du paracetamol 1g et un spray nasal, en anglais, et un « quelquechose » contre une toux sèche. Il a réussit mon petit mari. Il a même fait un croquis pour imager des comprimés ... Nous arrivons enfin à notre nouveau logement, et surprise, on nous propose une nouvelle chambre avec des lits jumeaux, très bien chauffée.

Petite dînette dans la chambre. Il fait bon. C'est super. Très bonne nuit (pour moi) car les sommiers en bois ne me gènent pas trop. Mais André dort mal et son dos le fait souffrir. Le breakfast est copieux ce qui nous fait du bien.

Nous repartons, sac au dos, parcourir la ville.  Première épreuve : traverser le boulevard, même au passage piéton, sans se faire écraser. Il faut y aller en force, sans hésiter, et j'avoue que je serre les fesses, au propre et au figuré. André m'agrippe par un bras et nous nous faufilons dans un sens, puis dans l'autre sens. Les voitures ne ralentissent même pas. C'est au plus culotté qui passe. Nous voyons de jeunes enfants de 8, 10 ans traverser comme cela. Donc, pas question de reculer. On y va ! Et pendant que nous faisons ces traversées fantastiques, nous pensons à nos copines, à Vévette, à Lily, à Minouche, à Mamycocotte, etc...et nous rions de les imaginer nous voir faire ces acrobaties.

Quelles drôles d'impressions de circuler dans cette ville où rien ne nous parle ! Les magasins ne sont pas facilement repérables. Peu de choses nous font comprendre qu'il s'agit de boutiques ! Il faut pousser des portes et en montant ou descendant quelques marches, on se trouve dans un lieu avec de la marchandise à acheter.

Les gens sont agréables, bien vêtus, propres. Les jeunes, comme tous les jeunes de tous les pays, sont modernes, coquets, rient, s'amusent en sortant du collège, en groupes très gais, insouciants.

Les rues sont nettoyées au balai de crin par des gens âgés, et des femmes plus jeunes. Peu de papiers ou de mégots résistent à leur coup de balai énergique. Par contre, il règne une poussière grisâtre, agitée par un vent presque constant, qui a raison du moindre vêtement en un rien de temps. Les hommes crachent par terre. En général ils sont bien vêtus. Les femmes sont jolies, élégantes pour la plupart. Presque toutes portent des souliers ou bottes à talons, et de jolies coiffures. Les personnes plus âgées sont habillées du vêtement traditionnel, très coloré, (rouge vif, bleu roy, vert bronze, jaune). Vraiment très agréable à regarder. Mais pour la photo, Tintin !!! C'est niet.

De nombreux bâtiments sont en construction. Les méthodes sont surprenantes, et nous imaginons comment nos chers syndicats français pourraient se régaler devant tous les risques dangereux pris par les ouvriers du bâtiment. Ils travaillent sans aucune sécurité, à 15/20 m. du sol et plus. Les échaffaudages sont presque inexistants. Et en ce qui concerne les heures, pas de problème. C'est jour et nuit. Quels scandales si nous devions avoir ces cadences d'une autre époque, en France! Mais les gens semblent heureux.

Ce qui est vraiment difficile à imaginer pour des européens, c'est l'état des routes et des trottoirs. De vastes tranchées coupent les trottoirs, sans aucune protection, ou bien se sont des bouches d'égoûts qui dépassent la surface du trottoir d'au moins 10 cm par endroits. Ou encore, des plaques d'égoûts totalement absentes, laissant des trous béants dans les caniveaux. Rien n'est signalé. Les gens s'en accomodent et font les détours nécessaires pour passer. Peu de bousculades, mais beaucoup de monde. Chacun va droit son chemin, et personne ne s'écarte pour laisser passer ceux qui arrivent en face. Au dernier moment, comme pour la traversée des routes par les piétons, c'est le plus culotté qui garde sa direction. Nous trouvons que l'art de l'esquive, d'un mouvement d'épaule en s'effaçant, est à son sommet dans cette ville. C'est curieux à observer. Lorsqu'on entre dans un magasin, personne ne tiens la porte, et paf, dans le pif... Ce n'est pas la coutume. Chacun pour soi. Nous ne rencontrons aucune agressivité, ni envers nous les étrangers, ni entre la population. Nous trouvons ces gens très gentils et agréables. Par contre, pas moyen de lier une conversation quelconque.

En rentrant d'un restaurant local, un soir à la nuit tombée, nous marchons tranquillement pour nous rendre à notre logement. André est deux pas devant moi. Je descends du trottoir pour traverser la rue et suis surprise par la hauteur de ce trottoir. Je me retourne pour voir. Horreur ! À 5 cm près, je mettais mon pied, et la moitié de mon corps dans un trou béant, créé par une plaque d'égoût absente. Nous en avons fait des cauchemards toute la nuit. Les dommages auraient pu être catastrophiques et terminer notre voyage.La chance était avec moi ! A présent je regarde plus où je mets les pieds que les magasins ou les étoiles.

Les jours suivants, André se lance seul dans la ville, tandis que je suis couchée avec 39°C de fièvre.3 jours au lit, 1 jour à la chambre, et çà repart « comme en 14 ».

Il est super mon petit mari. Il dégotte des lieux où l 'on parle français et où il peut enfin se connecter à Internet, et transmettre un peu de nos nouvelles. Notamment un bistrot tenu par un français, où on peut manger, et faire de l'informatique à volonté. Il est très sympa, mais pas trop causant. Juste ce qu'il faut pour son commerce. C'est vrai qu'il voit passer tellement de voyageurs, qui viennent un jour ou deux puis d'autres, et c'est un va et vient continuel.  Encore une fois nous avons eu de la chance ! Nous étions prévenus, mais tellement confiants que notre surveillance se relâche. A trois jours d'intervalle, je me suis retrouvée avec la fermeture éclair de mon sac à dos, ouverte. Je n'ai absolument rien senti à chaque fois. C'est un sentiment désagréable. Aujourd'hui encore cela s'est produit, bien qu'André soit à mes côtés. Mais cette fois, notre voleur nous a suivis jusque chez notre petit bistrot, et le patron l'a pris sur le fait, et l'a mis dehors avec perte et fracas. Il n'y avait rien à voler dans mon sac, mais je ne me sens plus en sécurité. On a l'air malin de porter notre sac sur le ventre, comme nous le conseillent toutes nos connaissances ! Mais mieux vaut avoir l'air bête, que d'être détroussés.


Le petit mot d'ANDRE

J'ai chargé des photos dans l'album 06 -  Une Yourte

La suite de notre séjour probablement demain.   A Bientôt.

                                                                  -:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-

 


Publié à 06:19 , le 10/10/2008 dans 04 MONGOLIE,
Mots clefs :

11eme Art. au Milieu de la Steppe MONGOLE

10:55 , 2/10/2008 .. Publié dans 04 MONGOLIE .. 6 commentaires .. Lien

Bonjour a tous

Nous sommes partis depuis trois jours d'Oulaan Baator en 4x4 et le paysage est absolument nagnifique.

Nous n'avons pas pu avoir de connexion correcte pour vous envoyer l'article du Baikal Ce serq pour notre retour la semaine prochaine. Pour celui de la Mongolie nous le ferons depuis le Japon.

Pour nous tout va bien. tous nos os sont en place pour le moment et nous nous sommes tout poussiereux.

A bientot. Grosses bises a tous d'Andre et Annick


Publié à 10:55 , le 2/10/2008 dans 04 MONGOLIE,
Mots clefs :

9eme Art. Comme je vous AIME

11:51 , 26/09/2008 .. Publié dans 04 MONGOLIE .. 1 commentaires .. Lien
Bonjour a tous depuis la capitale de la Mongolie.

Je viens seulement aujourd`hui de pouvoir me connecter depuis mon dernier article.

Et oh! miracle !!!!!!!! je decouvre de nouveau mon blog ,pour constater que: moins on en met et plus on a de retours, puisque article 8  = zero photo + zero article = 10 commentaires a ce jour.

C`est super ca marche tout seul......

Bon, cette petite plaisanterie, ( Ah,Ah, comme dirait Daniele au sujet de ma cravate), pour vous redire  combien ca reconforte et ca rechauffe le coeur de communiquer avec vous tous, et de tout coeur encore grand merci.

Au fait il faudra un peu dechiffrer ma prose, car je suis sur un clavier `querty` et chez les `Britichs` il n`y a pas d`accent. Et en plus, je peux mettre le clavier comme excuse a mes fautes.

J`en connais un qui va me dire, tu racontes tout ca pour gagner du temps, tu ferais mieux d`envoyer du texte consistant.......n`est pas Guy ?? Au fait t`as vu comme c`est super d`avoir en ligne des pro. du clavier ,pour te donner la solution a  Anonimous......

Je voudrais bien continuer comme cela a repondre un peu a tout le monde, mais le temps me manque.

Je suis en train de vous preparer les photos du lac Baikal et Annick l`article correspondant, ne perdez pas patience, ca vient mes petits....

Donc je vous dis a tres bientot , AMITIES a tous ,et GROS poutous aux Minettes.

Andre
Publié à 11:51 , le 26/09/2008 dans 04 MONGOLIE,
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