Annick et André au bout de leurs rêves

18eme Art. LE CHOC

09:28 , 21/11/2008 .. Publié dans 05 JAPON .. 4 commentaires .. Lien

                                                                                    LE  PONT  SACRE  A  NIKKO

 

 Dimanche 12 octobre 2008

 

Dès 4h. Du matin nous sommes debout et bagages fermés, prêts à partir. Mais notre ami Gana a confondu les heures en anglais et celles en français. Il n'est donc pas encore levé, pensant que nous partirions à 16 h. alors que nous lui avions demandé de nous conduire à l'aéroport à 4h30 a.m.

Plein de ressources, Gana nous appelle un taxi pour l'aéroport et nous nous quittons après de chaleureuses effusions.

Les formalités se déroulent sans problème. Nous achetons quelques cartes de Mongolie avec nos derniers billets. Et hop, en route pour le JAPON.

Le vol est assez court puisque nous faisons escale à SEOUL. Le personnel est hyper clean. Pas un cheveu ne dépasse. Les hôtesses ne sont pas très souriantes, mais efficaces. Que demande le peuple ?!!! Un repas nous est servi auquel je ne touche pas. Une barre me serre le ventre, et je vois plein d'étoiles (normal on est dans le ciel).

Là le choc est assez énorme !!! Une telle différence entre deux pays relativement proches c'est incroyable. La Mongolie qui essaye de sortir de sa culture ancestrale, nomade, et la Corée qui est arrivée à la suprématie de la modernité et de l'électronique. Tout brille, reluit, resplendit de propreté, de netteté... c'est nickel....(Mais tellement froid !!!) Au passage en douane, on nous confisque la petite bouteille d'eau offerte dans l'avion. Ou nous la buvons sous leurs yeux, ou ils la mettent aux déchets! Pas question de la jeter. Nous nous dévouons, mais toujours à notre façon de français râleurs, et buvons notre petite bouteille à tour de rôle, par petites gorgées, en prenant bien notre temps. Il y a longtemps que tous les autres voyageurs ont passé la douane et notre bouteille vide rejoint la corbeille de tout ce qui a été confisqué.

Nous sommes dans la zone de transfert,et n'ayant pas la monnaie du pays nous achetons de l'eau et des sandwiches avec nos petits dollars. Je n'ai pas faim ! Il  me semble que les choses tournent autour de moi. J'ai la lourde comme dirait Vévette !! Nous nous installons dans la salle d'embarquement pour déguster notre dînette. Je suis un peu inquiète car au bureau des transferts, on nous a dit d'aller attendre notre embarquement devant la porte correspondant à notre vol pour Tokyo. Nous avons 2h. à passer. Il me semble, au bout d'un moment que les gens font la queue devant la porte du vol. André, perdu dans ses pensées, et ses préparatifs, ne prête pas attention à ce qui se passe. Je lui dis qu'il me paraît bizarre que 30 mn avant le vol nous n'ayons pas encore été appelés. Pas ni ploblèm !!! c'est normal !! faut pas s'en faire !!!  Tout va bien !!! (Mais c'est bien sûr !!!)

Je commence vraiment à angoisser quand je vois que la moitié des gens sont déjà embarqués, et que nous sommes tranquillement assis ! Puis soudain, 20 mn avant le départ, j'entends : « on demande M. et Mme Chapuis à la porte n° xxx » Je bondis. Un employé m'attrape par un bras et commence à me houspiller en japonais pour me faire dépêcher. Je ne l'entends pas de cette oreille. C'est qu'il faut que je récupère « mon moitié » toujours tranquillement assis. Pas question de leur laisser un otage à Séoul !

Finalement, un malentendu entre le guichet de renseignement pour les transferts, et notre compréhension de l'anglais. Le personnel japonais n'est pas content ! André explique pourquoi nous ne nous sommes pas présentés avant mais il n'y a plus de possibilité de nous installer ensemble. Tant pis, nous voyagerons séparément. Ce n'est pas une catastrophe !

Arrivés à bord, le personnel est charmant, prévenant et nous accueille avec sourire et un « bonjour » en français. Cela fait du bien après un mois de russe, mongol et anglais.

Après un vol de 4 h. env. Nous atterrissons à l'Aéroport de Tokyo. L'avion roule, roule, roule, pendant au moins 3 km m'a-t-il semblé, avant d'arriver à la passerelle de débarquement. Une bouffée de chaleur nous saisit. Tout à fait supportable.

Parcours du combattant pour récupérer nos bagages, et passer à la douane comme tout un chacun. Puis il faut aller à la station de train pour rejoindre la gare d'Omiya, où demeure notre famille d'accueil. Tout est impressionnant. Des panneaux d'information partout. Il suffit de bien regarder, et de savoir lire le japonais.

Il est tard. Nous sommes levés depuis 4h.du matin et il nous reste plusieurs actions à accomplir : sortir des yens d'un DAB, (pas facile quand on ne connaît pas les écrans), valider notre JR Pass pour les 21 jours à venir, et acheter une carte de téléphone du réseau national pour informer notre famille de notre arrivée et convenir d'un rendez-vous ! Cela ne paraît pas grand'chose mais c'est énorme.

Les Japonais sont extraordinaires. Nous obtenons tous nos renseignements dans un délai raisonnable, avec l'aide pratique de deux voyageurs, et pouvons enfin téléphoner à la famille, et nous installer dans ce fameux shikansen pour 2 h. de transport vers Omiya. Tout nous étonne. L'espace libre entre les sièges permettant d'être à l'aise, et même de pouvoir laisser un petit bagage devant nos jambes; la politesse du contrôleur qui salue à son entrée dans le wagon en disant un petit discours de bienvenue, et en sortant nous resalue; la propreté et la netteté de tout le wagon; les informations qui défilent à chaque bout du wagon nous indiquant la prochaine station, etc...

A la gare d'Omiya c'est stupéfiant. Une foule qui défile dans tous les sens, venant de droite, de gauche, passant devant, derrière, sans jamais se bousculer. C'est un vrai spectacle. Mais on n'est pas là pour çà  ! Le personnel et les contrôleurs de la gare font merveille. Nous sommes sur le bon chemin. Maintenant il faut arriver à contacter Yukiko et son mari pour qu'ils viennent nous chercher. Il est près de 23 h. Je suis épuisée, et André aussi bien qu'il ne le fasse pas voir. J'attends toute seule, plantée au milieu du hall immense pendant qu'il essaye de trouver  un téléphone compatible avec notre carte, pour prévenir Yukiko. C'est angoissant. Les gens ne me voient pas. Ils vont leur chemin rapidement sans perte de temps. Je peux les observer et c'est déroutant. Les vêtements sont de toutes sortes. Il ne semble pas y avoir de mode. L'attente me semble très longue. Les voyageurs vont leur chemin sans s'interrompre, téléphone collé à l'oreille pour la plupart d'entre eux. On reconnaît les touristes à leur regard fixé sur les indicateurs électroniques au-dessus de leur tête, à leur démarche hésitante, aux gros sacs à dos sur leurs épaules. La foule défile sur un rythme continu, comme des fourmis qui suivent leur chemin sans que rien puisse les en détourner !!!

Enfin, un homme jeune s'approche en me faisant de grands signes, tout souriant. Il s'agit du mari de la famille d'accueil qui distance André et Yukiko pour me rejoindre. Je suis soulagée.

Embrassades, effusions chaleureuses, gros sac à dos soulevé d'une main par ce jeune homme et nous rejoignons André et Yukiko  arrêtés à la sortie de la gare. Eh oui, ce n'est pas fini ! Nous devons nous rendre à pied chez eux, à 5/10 mn. Je crois que je vais hurler de désappointement. Je me voyais déjà installée dans une voiture et déposée au pied de leur demeure ! Tintin. Il faut user la semelle de nos chaussures et porter encore mon petit sac, bien que Yukiko et son mari aient généreusement pris mon gros sac et le petit d'André.

Ils sont gais, heureux de nous rencontrer, et de nous accueillir. Fatigué,  André s'arrête et sort son gros sac de la housse avion, dans la rue, sous les yeux ébahis de notre jeune couple. Ils n'imaginaient pas que nous avions ce système bien pratique pour les soutes des avions. André peut donc enfin marcher plus facilement avec son sac sur le dos, et nous arrivons à leur domicile.

 

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Publié à 09:28 , le 21/11/2008 dans 05 JAPON, Tokyo
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17eme Art. UNE EQUIPE FORMIDABLE

12:43 , 16/11/2008 .. Publié dans 06 VIETNAM .. 12 commentaires .. Lien

                                                                                 BAIE  d' HALONG  au  petit  matin

 

17me Art. DES JEUNES GENS FORMIDABLES

 

        Voici un résumé très court depuis le 5 novembre (16e Art.) pour vous donner des nouvelles.

 

Arrivés à Hanoï le 1er novembre sous une pluie diluvienne, avec d'énormes inondations ayant provoqué la mort de 18 personnes, nous sommes restés bloqués à l'hôtel plusieurs jours, ne sortant que pour les repas, la recherche de points WIFI et d'excursions.

Finalement nous décidons de partir pour la baie d'Halong, site incomparable, par un temps très gris.

Sur place, à l'île de Cat-Ba nous partons pour une marche de 2 h.en forêt, dans le Park National, accompagnés par un « guide » pour monter sur une colline et voir toute la baie.

Et au début de la descente, ma « miss » nous fait un malaise. Le groupe s'arrête, puis repart après soins, repos

et massages par le guide. Puis rebelote, et ainsi de suite encore trois fois. Incapable de marcher toute seule

Annick a été prise en charge par trois jeunes hommes du groupe, formidables.

Ils l'ont tenue,   tirée,    poussée   et,   portée à dos d'homme sur une trace difficile, abrupte et dangereuse.

Pendant ce temps je filais avec un 4ème au minibus, chercher  des médicaments dans les sacs à dos.

Ce 4ème jeune homme est remonté seul en courant, avec le médicament d'Annick.

Nous avons été assez éprouvés, et nous tenons ici à  rendre hommage et à remercier dans notre blog tout ce groupe qui a été formidable.

Merci du fond du coeur à:

         Bradley et Catherine, d'Australie

         Davide et son amie (dont le prénom m'échappe) d'Italie

         Rick et Kanamé le couple Hollando/Japonais

         Bolyky le Hongrois qui a fait deux fois le trajet en courant

Nous garderons un souvenir Impérissable de cette formidable fraternité spontanée.

 

De retour à Hanoï nous sommes allés immédiatement aux urgences de l'Hôpital Français d'Hanoï, où après questionnaire et auscultations ils ont décidé d'hospitaliser Annick, pour les premiers examens nécessités par ces malaises.

Finalement toutes les radios, échographies, électrocardiogrammes, montrent qu'il n'y a rien de cardiaque à craindre. Juste une tension un peu élevée. Par contre, diverses analyses ont révélé une infection urinaire haute, douloureuse, bien que ne présentant pas de fièvre. Et v'la ma Miss à l'hosto pour une piélonéphrite (attention à l'orthographe, je ne suis pas du monde hospitalier)!! Elle a été parfaitement soignée et dorlotée pendant toute cette semaine.

Elle en sort ce jour, 14 novembre, un peu branlante. Nous avons décidé de continuer notre voyage mais plus calmement, en descendant dans le sud, vers HUE pour trouver une petite plage au calme pendant quelques jours avant de reprendre les sacs.

Alors voilà, vous comprendrez  que son carnet de voyage n'a pas avancé pendant ce temps !

 

De mon côté je vous ai chargé un nouvel album photos avec Japon 2.

 Familles japonaises, et Hiroshima, viendrons dans qq.jours.

 

A plus les amis, et grand merci à tous pour vos commentaires sur le blog, et sur le Livre d'or. Je vous assure que cela réconforte de vous lire quand on a le moral dans les ‘’cho7.’’

Amitiés à Tous.

 

André

 

 


Publié à 12:43 , le 16/11/2008 dans 06 VIETNAM, Hanoi
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16eme Art.- JAPON 1

06:06 , 5/11/2008 .. Publié dans 05 JAPON .. 11 commentaires .. Lien

                                                                                    La Tour de KYOTO

 

Boujour les amis,

 

Nous voilà de retour sur le blog. Le japon est derrière nous et nous sommes à Hanoi sous des trombes d'eau, ce qui nous bloque un peu à l'hôtel. Nous en profitons donc pour vous donner quelques nouvelles.

 Le Japon nous a conquis c'est un pays merveilleux. Et surtout toute la population est d'une extrême gentillesse. Tous se détournent de leur occupation pour rendre service et n'hésitent pas à se déplacer longuement pour nous mettre sur la bonne route.

Nous avions fait le choix d'hebergement dans des familles et toutes les cinq on ete formidables et nous n'en gardons que d'excellents souvenirs.

Annick vous en parlera plus longuement que moi, mais pour l'instant son carnet de voyage ''Japon'' n'est pas commencé par faute de temps et aussi d'inspiration.

Malgré tout pour ne pas vous faire attendre trop longtemps je vous publie ci-dessous mes premières impressions lors de nos tous premiers jours dans ce pays.

Mais attention ne vous attendez pas a de la prose style Annick. Ce ne sont que des idées couchées sur le papier pour me rappeler ce qui m'a frappé afin de pouvoir les développer à notre retour.

Il y a qq.jours j'ai chargé un premier album photo 'Japon 1' que qq. accros du blog ont deja exploré.

Pour l'instant je prépare l'album 2 qui viendra avec le texte d'Annick.(du moins je l'espère).

Nous partons demain pour la baie d'Halong, mais sous la pluie!!!!!!!

A plus,

Andre

                            Dimanche 12 octobre 2008

 

                                     Transit à SEOUL

 

Aéroport :   Immense, neuf, ultra propre, équipes de nettoyage partout. WC entièrement carrelés, sans aucune 

                     odeur. Personnel de l'aéroport froid, indifférent, et ne cherchant pas à aider les voyageurs.

                    Boutiques duty free de partout -

                   Personnel de bord sur Korean Airlines pas souriant du tout. Repas servi à 9h du matin.

 

Vol sur Japan Air Line

            Tout le contraire. Excellent accueil, bonjour en français par le chef de bord

toueshôtesses,\\toutes souriantes.                      Excellent petit repas au goût français.

 

Aéroport de TOKYO

    Immense. Des 747 partout sur le tarmac. Très long parcours au sol avant d'arriver à la passerelle.      accueil     pour le JR Pass, délivré rapidement. Des sourires et des courbettes de partout.

    Aide par un voyageur pour sortir de l'argent au DAB. Pas de guichet de banque. Que du change.

 

Omiya     A plus de 21 h. çà grouille de partout, et personne ne court ni ne bouscule. On dirait une fourmilière.

            Aidé par un Japonais pour téléphoner et me conduire au point de RV.

 

Famille     Gentillesse, prévenants, souriants, serviables.

 

Ville de Tokyo et sa banlieue :

   Enorme !

  

                   La ville, mégapole de 30 millions d'habitants, soit la moitié de la France.

                    Le Japon c'est 120 millions d'habitants, soit le DOUBLE de la France, 340 hab. au km2.

                    C'est gigantesque. Il n'y a aucune différence entre Omiya (à 90 km de Tokyo) et le centre de la ville.

                    La gare principale d'Omiya est une ville à elle toute seule. Elle est bourrée de galeries marchandes et de grands magasins sur plusieurs niveaux. Les trains circulent aussi sur plusieurs niveaux. C'est        plusieurs gares en une seule.      Réellement ahurissant.!!!!

 

Je retiens des mots clés :

 

Propreté     Absolument partout : aérogare, trains, métro, WC, couloirs, halls de gare, rues, trottoirs, boutiques,

                    murs, etc..... Aucun graffitis nulle part. Mais,... aucun, aucun aucun.!

                    Et pourtant pas de poubelles visibles dans les rues, seulement dans les gares et sur les quais, car

                    pratiquement tout le monde prend les transports en commun pour se rendre à son travail.

 

Silence        Dans les rues on n'entend pas les voitures. On dirait qu'elles sont électriques. Elles glissent sans bruit

                    Aucun conducteur pressé pour forcer un passage.

 

Discipline : Tous les piétons attendent le feu vert pour traverser, et de plus devant le passage clouté, sans déborder.

                    Même s'il n'y a aucune voiture, personne ne traverse si ce n'est pas autorisé (caméras de surveillance).

 

Electronique : Partout ! Aérogares, trains, métro, WC, couloirs, hall de gare, rues, trottoirs, boutiques, murs, etc...

                    Affichages lumineux dans bus, trains, métro : (prochaine station, correspondances, heure, etc...)

 

Domotique : De partout dans l'appartement d'Omiya vieux de 7 ans (abattant de WC chauffant, eau régulée, etc...)

                    Salle de bain hyper moderne, avec régulation température, puissance du jet d'eau, climatisation.....)

La Mode et les Filles : L'inverse de la Russie. C'est la grande liberté. Beaucoup de minijupes très, très courtes, et           des minis shorts à ras les fesses. Les cuisses nues et des bas noirs jusqu'aux genoux dans des bottes à

                    talons hauts. Sur le dos un accoutrement divers et varié avec des couleurs criardes au possible. C'est la          fantaisie poussée au paroxisme, çà me rappelle l'esprit de St-Germain des Prés des Années 60. Les         jeunes, et moins jeunes, traînent les pieds. C'est surprenant.

 

Japan Railways (JR)

                  Immense réseau ferroviaire. Pas besoin de consulter un horaire. Il y a des trains pour toutes les            directions, en permanence. Nous n'avons jamais attendu plus de 15 mn.

   Filles d'attente : Les trains ou métros s'arrêtent toujours au même endroit au cm près (électronique). Les gens     attendent à la file indienne à l'endroit précis des portes (matérialisé au sol) et personne ne bouscule ou    ne tente de faire une double queue. Pour moi (français et un tantinet débrouillard et resquilleur) çà       m'époustoufle.

 

Le Shikansen :

                    Nom général de tous les trains rapides. Ils parcourent du nord au sud l'île principale du Japon. Ils sont

                     exploités par différentes compagnies concurrentes. Que de leçons à apprendre pour notre TGV !!!

                    Quantité :     Toutes les 3 mn dans tous les sens et pour toutes les directions.

                    Exactitude :  A la minute près, voire la seconde. Ils se suivent à quelques minutes d'intervalle. Il n'est pas question de partir en retard. Il faut libérer le quai pour une autre rame d'une autre destination. C'est     le métro à 300 Km/h.

                    Service : Tous les sièges sont orientés dans le sens de la marche par le personnel de nettoyage.

                    Les contrôleurs font un spitch de bienvenue à l'entrée du Wagon, et se retournent à la sortie pour saluer           les voyageurs. Ils ne contrôlent jamais 2 fois la même personne, (occupation des sièges notée sur une             fiche). Un barman (ou barmaid) circule dans le couloir central en proposant boissons, journaux, etc...

                    Propreté : Dito ci-dessus, c'est nickel partout !!!

 

Le téléphone :

                    Bizarre, bizarre, le premier jour d'observation. Ils sont tous à déambuler dans les rues, les yeux rivés    sur leur téléphone ??? En fait leurs mobiles sont de toute dernière génération. Ce sont plus des outils de     communications internet pour e-mail, jeux, films, musiques, que de simples téléphones. Dans les    transports en commun il y a trois attitudes japonaises remarquables.

·          Celui qui tripatouille son mobile en permanence avec son pouce (la dextérité est époustouflante)

·          Celui qui dort (et ils sont nombreux)

·          Celui qui lit.

                  Ceux qui restent sont souvent des personnes d'un certain âge, mais tous les actifs font partie des trois                   catégories ci-dessus.

 

CONCLUSION :

 

                  Ils sont ZEN. Je ne voyais pas très bien ce que çà pouvait être. Mais maintenant je comprends mieux.

 

 

                                                                     -:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-

MMeme pas le temps de finir que les commentaires arrivent deja.

OOui Daniele nous y sommes,et nous avons commence par manger un Pho en pensant bien a vous sept.

JJJe ne sais pas s'il pleut autant en Bretagne mais ici a Hanoi il y a des quartiers sous l'eau et beaucoup de degats.

IlIIl y aurait meme des morts si je traduit bien ce que l'on me dit.

AA plus..Andre


Publié à 06:06 , le 5/11/2008 dans 05 JAPON, Tokyo
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15eme Art. MONGOLIE 2

02:23 , 23/10/2008 .. Publié dans 04 MONGOLIE .. 13 commentaires .. Lien

                                                                                              Itineraire du Trek de 2000 km

 

                                                     8 JOURS DE TRIP DANS LES STEPPES ...................

 

Mardi 30 septembre 2008

 

André a réussi, pendant les 4 jours où je suis restée à la chambre, à venir à bout de toutes ses démarches, et à nous trouver un « trip » de 8 jours dans la Mongolie centrale, en 4x4. Nous partons mardi 30 septembre, avec un chauffeur et un  guide parlant anglais. Les excursions, les visites, les hébergements sont conclus. Il fait un temps superbe. Beaucoup de poussière.

 

Nous séparons nos affaires, celles pour les 8 jours, avec les cadeaux pour les nomades qui vont nous héberger, des sacs de couchage, un nécessaire de camping prêté pare notre guide, et le reste est mis sous clef à la Guesthouse. Car nous avons la chance de partir avec le propriétaire de la guesthouse, et un chauffeur, membre de sa famille. ! Après avoir fait des courses pour la nourriture et la boisson pour  8 j. nous partons.

La route goudronnée n'est pas très encombrée. Nous nous arrêtons vers midi, à 500 m. de la route dans la steppe pour le lunch, et nous apprenons les us et coutumes de ce genre de voyage. Faire bouillir de l'eau pour la soupe de noodles et le thé. Le partage des tâches se fait très naturellement. Nos deux compagnons sont très agréables, même si nous ne pouvons pas échanger de grands discours. Une complicité se créée entre nous tous et c'est vraiment sympathique. Pendant que nous mangeons, deux cavaliers s'arrêtent à nos côtés et nous observent. Je ne sais quel comportement il faut adopter. Ils restent là, descendent de leur cheval, et attendent. Quoi ??? Pendant ce temps le troupeau de chèvres et moutons a continué son chemin en broutant les rares herbes sèches de la prairie. Notre guide offre quelques biscuits à  ces deux jeunes hommes. Aussitôt, contents, ils repartent sur leur cheval et rejoignent le troupeau que l'on ne voit presque plus.

Rangement du matériel de camping, des caisses de nourriture, et hop, on repart vers le pays des « petites dunes ». La belle route devient une piste cahoteuse.

Mais nous ne pouvons oublier le si bon conseil donné avant notre départ. Si vous le pouvez, achetez un coussin gonflable qui peut servir d'oreiller ou de coussin de siège. Nous les avons achetés ces coussins et je ne l'ai jamais regretté. Le chauffeur a rigolé le premier jour, quand je me suis installée sur ce coussin. Mais quel confort !!!

Vers 18 h. nous arrivons. Deux gers (yourtes) sont installées,  dont l'une nous est destinée. La jeune femme nomade nous accueille avec un grand sourire et nous offre des petits gâteaux en signe de bienvenue.

Nous découvrons notre nouveau domaine. Cette yourte est splendide ! Nous ne nous attendions pas à une telle décoration, à un si joli ensemble. Après y avoir déposé tout nos bagages, le guide et le chauffeur s'en vont. Ils vont dormir dans une tente, un peu plus loin.

Nous restons seuls et apprenons à nous débrouiller avec nos sacs de couchage, notre matériel de camping, la nourriture, le poele à bois planté au milieu de la yourte, et nous faisons notre premier repas d'indépendants. Quand le 4x4 est parti tout à l'heure, j'ai eu un petit pincement au coeur. Et s'ils ne revenaient pas ??!! Mais bah, à chaque jour suffit sa peine et nous sommes vraiment bien. Le soleil splendide qui nous accueilli chez les nomades a fini par se coucher. Il fait bon dans la yourte.

La jeune femme nous propose de brancher l'électricité mais « Môssieu », grand seigneur, lui dit qu'on a des bougies, et que ce n'est pas la peine !! Elle semble surprise, mais après tout le client est roi, n'est-ce pas. Et elle part chez elle pour la nuit.

Petit souci, il faut aller « à la cabane au fond du jardin » à plus de 300 m. la nuit, au milieu des bêtes qui sont couchées en liberté près des yourtes. André m'accompagne. J'ai repéré notre direction pour le retour.  Le ciel est vraiment incroyablement lumineux. Mon petit mari entreprend de me rappeler le nom des étoiles, et leur signification. Il est en train de me refaire le coup « des étoiles dans le ciel » de mes 20 ans. C'est gentil mais le froid commence à se faire sentir, et je souhaite retourner à la yourte. Moi d'un côté, lui de l'autre. Je suis sûre qu'il se trompe, mais ma mauvaise réputation en ce qui concerne mon sens  de l'orientation fait que je « m'écrase », et le suis. Nous ne voyons pas grand chose, dans la nuit, et de temps en temps des grognements de yack, de beuf et autres bêtes me font penser que nous nous trompons. Une voix d'homme nous « engu.... » car nous dérangeons les animaux. Du coup André convient que nous sommes montés trop loin. Nous retrouvons enfin la yourte et sa chaleur. Un dernier morceau de bois dans le poêle et nous sommes fin prêts pour notre première nuit de nomades.

La fermière avait montré à André comment fermer le dessus de la yourte pour la nuit, lorsque le feu serait éteint. Il fait donc le nécessaire et nous pouvons nous coucher (20h.) !!! Cela ne m'arrive jamais à la maison !! André me charrie bien sûr. M'en fout. Je suis toute moulue et fatiguée, alors au lit. Pour moi, çà va. Sommier en planches, avec une ou deux couvertures en laine servant de matelas et c'est tout. André, lui est beaucoup moins content. C'est vraiment dur pour lui. Il préfère des sommiers plus souples. Il va pourtant falloir faire avec, nous n'avons pas le choix.

Enroulés dans nos deux sacs de couchage, nous commençons notre nuit, mais vers 22 h. un vent violent se lève, et le petit capuchon en bâche qui se tire sur le dessus de yourte s'est détaché. Le froid nous tombe sur la tête. Très désagréable ! Courageux, André sort de son cocon, et de la yourte pour aller rattacher cette bâche éprise de liberté.

Enfin nous pouvons dormir, mais l'ambiance est devenue froide et nous rajoutons les capuches des sacs de couchage sur nos têtes, et tout ce que nous trouvons pour nous réchauffer. Pas terrible !!

Finalement, la yourte est belle, mais pas très confortable, c'est du moins notre première impression.

A 9h comme convenu, les deux hommes reviennent pour embarquer tout notre matériel. Nous faisons des photos de notre fermière,  dans le soleil du matin, lui offrons des petits cadeaux, et en route pour la deuxième journée.

Direction Karakorum. Les pistes sont toujours aussi dures, mon petit coussin toujours aussi pratique et confortable. André décide de gonfler le sien, pour caler son dos.

Dans cette Ville, un temple (monastère ?) très important attire les touristes. Nous y faisons notre visite avec plaisir car c'est très beau. Les vestiges sont en excellent état, les peintures très bien entretenues. De jeunes moines vont et viennent et vaquent à leurs occupations, sans faire attention aux visiteurs. Notre guide nous emmène hors des limites du monastère, dans une prairie assez peu éloignée, mais totalement vide. Une statue en granit installée au bout d'une allée représente une tortue, symbole de vie. Il faut faire trois fois le tour de cette statue pour que notre voeu se réalise. Je n'ai pas tout compris car l'anglais de notre guide est sommaire, tout comme celui d'André, et qu'il oublie toujours de me faire la traduction. Je sais que nous passons à côté de beaucoup de choses et que notre manque de connaissance en anglais nous prive de bien des plaisirs. Tant pis, on ne peut pas tout avoir !! Cette tortue m'a rappelé celle du scarabée, en Egypte, dont nous avions fait le tour sept fois, selon le rite en vigueur (Chantal et Jean-Pierre, vous souvenez-vous ???)

 

Ensuite, dans les hauteurs de la ville, un monument a été érigé en l'honneur de Genghis Khan, illustrant sur trois faces, l'évolution de la Mongolie et de ses conquêtes. Nous prenons quelques photos et descendons dans la vallée où serpente une jolie rivière. Après le pique-nique, les deux hommes se mettent à pêcher à la cuiller, directement au lancer à la main. C'est impressionnant de voir le résultat. André s'essaye à cette méthode de pêche, mais ce n'est pas facile. Finalement, c'est lui qui sort la plus belle des 7 truites pêchées. Plus de 30 cm. Chouette, on va se régaler !

 

Les paysages sont différents. D'une vallée à l'autre on peut voir des troupeaux énormes de moutons blancs à tête noire, de chèvres de toutes les couleurs, avec de longs poils dont on fait la laine Cashmere, si douce et chaude. Des chevaux de différentes couleurs broutent tranquillement, et tout à coup se mettent à galoper sans raison apparente.

Ce qui nous surprend beaucoup, tout au long de ces jours, c'est l'indifférence totale des animaux envers les voitures, les camions, et les motos. Les troupeaux sont couchés sur les pistes, ou sur les routes et ne se lèvent qu'à la dernière seconde, juste pour ne pas se faire écraser. Mais certains le font avec une désinvolture qui me gène, car les conducteurs, à l'inverse, ne freinent presque jamais et parfois le choc est évité de justesse. On dirait un jeu.

 

Les Yacks !! Ces animaux ont une allure tranquille et je ne les trouve beaux que lorsqu'ils ont des cornes. Ceux qui n'en ont pas me paraissent ridicules, je ne sais pas pourquoi, mais ils ont l'air têtu, buté et bétât. Jugement tout à fait personnel et qui n'engage que moi. Depuis,j'ai appris qu'il existe deux sortes de yack, provenant d'un croisement entre yack et bovin, d'où la présence de cornes pour les uns et pas pour les autres. Je n'insiste pas car je vais m'emberlificoter dans mes explications, et çà va devenir douteux.

 

Nous circulons sur des pistes certes carrossables, mais il faut toute l'adresse de notre chauffeur pour éviter les trous, les roches, et les animaux. Cela ne nous empêche pas d'être brinqueballés et secoués comme deux vieux pommiers. Le paysage est presque toujours le même; une vallée très large (plusieurs kilomètres) bordée de chaque côté par des montagnes de moyenne hauteur, et selon la piste choisie par le chauffeur, nous nous faufilons entre ces montagnes, passant d'une vallée à une autre, sans arrêt. Sur les pentes assez douces des collines, les troupeaux paissent tranquillement, et tout à coup, sans que rien ne le laisse prévoir, on les voit partir au trot. Pourquoi ? Je me le demande encore. On ne peut même pas dire qu'une mouche les a piqués, il n'y en a pas !!! Pas d'insectes !! je suis ravie !

 

Les rivières coulent au centre de ces vallées, larges et tranquilles, ou au contraire étroites, bordées d'arbustes d'une jolie couleur dorée. Elles ne semblent pas très profondes, et nous les traversons à gué en de nombreux endroits, plusieurs fois dans la même vallée s'il le faut. Notre chauffeur a le coup d'oeil !  Et je crois qu'il aime bien nous donner des frissons. Nous avons compris que lui et notre guide sont deux amis de longue date et qu'ils connaissent leur pays comme le fond de leurs poches. C'est vraiment impressionnant de les voir se diriger, dans ces paysages qui pour nous se ressemblent tous, et de décider qu'il faut aller à droite, ou à gauche, sans se tromper. Bien sûr il n'y a aucun panneau de signalisation  : Limitation de vitesse ? Pas la peine, quand tout va bien et que les trous sont plus rares on ne peut dépasser le 40 Km/h. Stationnement Interdit ? Que nenni ! Tout est permis. On s'arrête où l'on veut, aucun critère autre sa propre volonté. Sens interdit ? Pas du tout non plus ! La vallée est tellement large en général que l'on circule comme on veut, dans les sens

choisis. Il n'y a pas de restriction. Pour doubler un 4x4 pou un camion, c'est simple, on quitte la piste et en accélérant on arrive à passer devant. C'est bien préférable car les nuages de poussières soulevés par les véhicules sont aveuglants, et tellement salissants. A vrai dire, nous ne sommes pas restés souvent derrière des véhicules sur les pistes !

Il n'y a aucune séparation de propriété, puisque toute cette steppe appartient à l'état (dixit notre guide). De temps en temps,  une rangée de poteaux électriques annonce qu'une petite agglomération est proche.

 

L'herbe est jaune, très rare, et le sol vraiment sec. Quelques bouquets d'arbustes de temps en temps, mais si peu. Nous nous demandons de quoi se nourrissent les animaux. Ils doivent quand même y trouver leur compte car nous les avons trouvés plutôt dodus, et en bonne santé. Nous découvrons, au fil de la piste des carcasses de boeuf, de yack, de chèvre ou de mouton. Il semble que des aigles ou des vautours fasse le nettoyage. J'imaginais la Pampa d'Argentine sous cet aspect. C'est la Mongolie que nous découvrons, la chaleur en moins. Le vent souffle toujours et parfois très frais.  Nous avons eu le plus froid dans le Parc National des Volcans. Magnifique, mais bien se couvrir !

 

Nous y avons passé la 2ème nuit. Nos deux hommes nous ont laissés chez une famille nomade, et après l'accueil usuel, avec offre de lait frais de yack, nous avons pu intégrer notre yourte. Tout à fait différente de la première. Nous n'étions pas attendus et plus rustique que çà « tu meurs!! » C'était une famille nomade très pauvre, mais avec toujours la même gentillesse. Nous avons pu faire cuire nos truites pêchées du matin et les déguster. Pour que je n'ai pas froid, André se met en tête de déplacer le lit, plus près du poêle. Patatras ! Le lit se désolidarise, et devient un sommier semi vertical. La grosse crise de rigolade !!! Notre fermière est venue à notre secours pour rafistoler le tout, avec un grand clou tordu, qui était sorti de son logement. Ce soir, pas question d'électricité, et pourtant André était prêt à faire fi de son esprit « Robinson Crusoe » ! Mais Tintin ! Bougie ce soir.                

Finalement nous avons bien dormi, mais avec un froid que certains diraient revigorant, et que je qualifie de refrigérant. Mais une nuit passe vite.

Un brin de toilette façon « chat », une tasse de thé, des biscuits plus tard, nous sommes fin prêts pour accueillir nos deux hommes, et reprendre la route, après avoir remercié notre hôtesse de ses bons soins, et lui avoir offert quelques cadeaux apportés de France, pour améliorer son ordinaire.

Notre guide nous emmène vers une cascade, à proximité du camp, mais insoupçonnable, dans les méandres de la rivière. Magnifique ! Très belle vue dès le réveil, cela met le moral au beau...

La piste cabossée nous retrouve, chahutés de droite et de gauche, et toujours de bonne humeur. Nos deux compagnons sont gentils, et notre guide essaye de nous expliquer les différents paysages, les us et coutumes de la région. (Je ne comprends pas toujours, mais j'arrive à deviner le sens de son discours).

Par moments nous avons des crises de fou rire suite à des quiproquos, résultats de nos lacunes dans la compréhension de l'anglais.

Dans la yourte du 3e jour, presque aussi jolie que la première, nous avons eu le plaisir de connaître la vie de famille vécue réellement par les nomades. La fermière nous a logés dans sa propre yourte (appelée ger en anglais), et nous avons pu voir la fabrication des biscuits à la crème de lait de yack,  l'utilisation journalière des ustensibles, et aussi l'usage de l'eau. Très rare, donc à économiser. Dans toutes les yourtes, et même chez les particuliers en ville, une grande bouteille genre thermos est remplie d'eau bouillante  et nous sert pour le thé, et la cuisine.C 'est très agréable de pouvoir boire une tasse de thé lorsqu'on arrive chez les gens.

Dans cette yourte, des banderolles de biscuits sont accrochées aux différents poteaux. C'est un effet très décoratif de guirlandes dans lesquelles on pourrait croquer ! Elles représentent une partie des richesses de notre fermière. A la tête du lit d'André, nous découvrons des quartiers de mouton en train de sécher. Avec le froid l'odeur ne se sent pas trop.

Le quatrième nuit se passe chez une famille, complète (grand-mère, fils et belle-fille, fille et bébé). Après quelques tractations, notre guide obtient qu'ils nous hébergent pour la nuit. Très gentiment ils nous laissent leur yourte personnelle, avec toutes leurs affaires. La jeune adolescente, habillée façon  St-Germain des prés surveille le bébé qui dort sur un des trois lits, en chassant les mouches de temps en temps d'un petit coup de main. Je n'imaginais pas qu'une jeune fille, aussi éloignée de la ville puisse être vêtue de façon aussi moderne. Sa grande soeur aussi d'ailleurs.

Nous sommes fatigués. Nous voudrions que la yourte soit libérée afin de pouvoir faire notre dînette et nous coucher. Cela ne semble pas possible. En effet, ils reviennent tous en force regarder la TV.

Car ils ont la TV. C'est à peine croyable !!! Des panneaux solaires sont installés à l'extérieur des yourtes, et des paraboles de 2m de diamètre sont tournées vers le ciel !!Il s'agit d'un feuilleton que nous retrouvons tous les soirs, chez les uns ou les autres. Cela ne fait pas notre affaire du tout. André commence à faire la gu....le ! Heureusement le feuilleton se termine à 20 h. Nous comprenons que la jeune fille doit dormir avec nous !! Tiens tiens, comme c'est curieux ! Elle est toujours avec nous dans la yourte. Nous essayons d'entamer la conversation mais c'est tout à fait impossible bien sûr.

En désespoir de cause, je commence à enlever mon pantalon (pour la bonne morale, il vaut mieux que ce soit moi plutôt qu'André) et j'entame un nettoyage de mon museau. A ce moment, elle doit comprendre qu'elle est un peu de trop. Elle emmène sa petite nièce, et nous souhaite la bonne nuit ! Ouf, on va pouvoir enfin manger et dormir. Je vais faire de beaux rêves, j'ai la tête au-dessus du tonneau d'ayrak en fabrication. Les vapeurs d'alcool montent jusqu'à moi, et ce n'est pas du rhum!!!

Au petit matin, la Grand-mère (environ 50 ans) nous allume le feu, et commence à faire son travail d'après la traite. Dans un chaudron métallique rempli de lait fermenté, qu'elle remue a grands coups de louche, elle fait un montage curieux de plusieurs éléments (toiles, rehausseur, suspension d'une petite cuvette, grande bassine d'eau froide, couvercle, et de nouveau toiles pour fermer hermétiquement, pendant l'ébullition. Nous apprenons par notre guide qu'il s'agit d'une sorte d'alambic pour fabriquer de la vodka, mais rudimentaire.

Les jours passent, avec un temps toujours aussi beau et venté. Collines, plaines, rivières, troupeaux, volcans, photos, pique-nique, rencontres, temples, fleurs (rares)......................etc...................

 

 Nous rencontrons assez peu de touristes, et nous finissons par interroger nos deux hommes. En réalité, ils nous font passer par des pistes très peu utilisées par les agences traditionnelles. Ils ont passé leur jeunesse à sillonner le pays dans tous les sens et en connaissent les moindres recoins.

On sent qu'ils éprouvent un véritable plaisir à nous trimballer dans « leur monde privé », si peu connu des touristes, et nous apprécions la confiance qu'il nous témoignent, et leur amitié. Nous sommes des clients très conciliants, toujours de bonne humeur, partageant les tâches culinaires avec eux, les bonbons aussi............. et parfois doués d'une patience qui ne nous ressemble pas trop !!!!.

 

Pour le 7e jour, nous traversons une plaine désertique couverte de hautes herbes sèches et de buissons épineux très secs. Afin d'aller plus vite, le chauffeur ignorant la piste, passe directement parmi ces herbes bien sèches, jusqu'à la route qui s'annonce. Nous roulons quelques centaines de mètres quand André, à la vue d'un superbe paysage, demande un arrêt pour le photographier. A la descente de voiture, une odeur de fumée se dégage de la voiture. Le guide me demande de descendre très vite. Il y a danger ! Moi, la râleuse, je ne discute pas, et d'un bond je suis sur le bas côté. Le chauffeur est déjà sous le 4x4 en train de ferrailler dans les tuyauteries sous la caisse, et d'y envoyer de l'eau. Le feu commençait de  prendre autour du pot d'échappement, dans les tôles de protection du pot. C'est impressionnant !!!

On aurait pu finir grillés comme des harengs saur. !!! (mais non, je rigole..)

 

Mais le dernier jour arrive. Il commence à pleuvoir dans la nuit, et très vite la pluie se transforme en neige, et la poussière en gadoue. Le 4x4 a des pneus un peu lisses, et le chauffeur doit faire très attention pour ne pas nous verser. Dans un endroit très enneigé, nous avons fait un tête à queue magistral. Même pas peur !! Je ne me reconnais pas. Ma confiance en notre chauffeur est totale, et je pense qu'il ne peut rien nous arriver de fâcheux. Le paysage est tout à fait différent. Tout ce qui était jaune, est devenu blanc. Par endroits il y a plus de 10 cm de neige ! Les troupeaux de chevaux sont toujours accrochés aux collines, essayant de trouver quelque chose à se mettre sous la dent ! Nous arrivons à Oulaan Baatar vers midi. La ville est couverte de neige, mais en quantité moins importante.

 

Cette grande semaine dans la nature a été exceptionnelle ! Apprentissage de la vie de camp chez les nomades, et de leur coutumes. Connaissance d'une partie d'un pays très attachant (car nous sommes loin d'avoir tout vu). Immensité et beauté de ces paysages sauvages, de lacs magnifiques, de volcans à escalader. Amitié avec deux hommes très attachants, serviables et pleins d'attentions pour notre bien-être. Nous sommes enchantés d'avoir vécu cette expérience.

 

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Publié à 02:23 , le 23/10/2008 dans 04 MONGOLIE,
Mots clefs :

14eme Art. pour l.ecole de MAROLS

02:05 , 22/10/2008 .. Publié dans 02 RUSSIE .. 3 commentaires .. Lien

Bonjour Silène,
J'ai été très content de lire ton commentaire. J'attendais votre réaction depuis le remplissage de l'album
Photo '' école de Marols'', car je ne suis pas au courant du détail de votre projet de '' jardin''.
Partout ou nous sommes passés nous avons pensé à vous et avons pris des photos se rapportant au
jardin et particulièrement des fleurs.
J'ai titré chaque photo avec un nom de pays, de ville, ou de lieu pour vous faire chercher cet endroit sur
des cartes de géographie ou sur internet.
Expliquez moi votre projet de ''jardin'' et j'essaierai de vous faire des photos s'y rapportant. Pour cela le 
blog n'est pas pratique, car j'ai beaucoup de mal à me connecter dessus.
Ecrivez moi par e-mail sur mon adresse ''gmail'' que Marie Laure est à même de vous communiquer.
Je ne vous la donne pas dans ce texte par soucis de discrétion puisque ce blog est lisible par tous les
habitants de la planète.
A bientôt de vous lire et nous ferons le maximum pour essayer de coller au plus près de votre projet.
En photo c'est un parterre de fleurs que je vous avais destiné depuis Moscou. En russe Moscou s'écrit
''Mockba'' qui se lit sur la photo.
André                    
                       

 

 


Publié à 02:05 , le 22/10/2008 dans 02 RUSSIE,
Mots clefs :

13 eme Art. MONGOLIE 1

06:19 , 10/10/2008 .. Publié dans 04 MONGOLIE .. 13 commentaires .. Lien


                                                            GHINGGIS KHAAN le grand conquerant


Le carnet de voyage d'ANNICK

Première semaine à Oulaan Baator – 23 septembre 2008


Le transsibérien nous dépose tôt le matin en gare d'Oulaan Baator. Le jour est levé, mais un froid sec règne et le vent est de la partie. Sur le quai quelques hommes brandissent le nom d'agences ou de clients. Nous apercevons celui qui nous concerne. Il nous guide vers un taxi et hop, en route vers une autre aventure !
La traversée de la ville est assez rapide et je n'ai pas assez d'yeux pour tout voir et enregistrer dans ma petite tête. Des voies larges, des panneaux publicitaires, des bâtiments de toutes formes, de tous matériaux, de toutes couleurs, et par là-dessus le soleil qui se lève.

La circulation commence à se faire dense, et notre étonnement aussi devant le mode de conduite des Mongols. Certes il y a des règles, mais la principale semble être celle du culot. J'accélère pour passer, mais si tu accélères plus que moi je freine pour te laisser passer. Pour les piétons, pas de pitié. On a l'impression parfois qu'ils veulent se suicider.

Chez notre correspondant, on nous propose deux lits dans un dortoir de 8 lits superposés. Cela ne fait pas notre affaire. Le taxi nous emmène chez une de ses connaissances et nous obtenons une chambre avec un vrai lit de 140. Après avoir déposé nos sacs, nous partons faire un tour en ville en prospection, d'abord d'une banque, de commerces, poste centrale, et de points WiFi pour l'Internet.

Premiers soucis d'argent. A la gare il n'y avait pas de bureau de change, ce qui fait que nous n'avons pas de monnaie du pays. Nous avions une petite réserve de dollars, heureusement !

1er résultat : payer le taxi en USD (il nous a vu venir de loin avec nos gros sacs) payer la chambre en USD (elle a apprécié la maman. Nous un peu moins)

2e résultat : aller à la banque faire un retrait de tughriks. Au DAB, premier refus de la machi