Annick et André au bout de leurs rêves

35ème Article: FIN du VOYAGE 2010

09:26, 21/05/2010 .. Publié dans 09 HAUTS PLATEAUX .. 12 commentaires .. Lien

AU REVOIR

 

CHERS AMIS,

 

Nous sommes rentrés depuis déjà trois mois et il est grand temps de terminer ce carnet de voyage et de publier le dernier article.

Merci à tous nos amis lecteurs pour les commentaires laissés sur chaque article. Nous étions avides de vous lire et vous ne pouvez imaginer à quel point la lecture de vos commentaires nous a fait du bien, et nous a encouragés à poursuivre ce blog. Sans ces soutiens nous l’aurions arrêté depuis longtemps. Nous n’étions plus autant seuls et cela nous permettait de garder le contact.

 

Ce que nous avons aimé pendant ce voyage :

·        L’accueil chaleureux de nos amis de l’année 2008.

·        La gentillesse et la convivialité des Vietnamiens.

·        La fête des fleurs à Dalat

·        Les transports en moto

·        La cuisine traditionnelle

·        La confiance

·        La sérénité des gens

·        Le sourire sur les visages

 

Ce que nous n’avons pas aimé :

·        Les routes cabossées

·        Les travaux routiers ne permettant pas de circuler normalement

·        Les transports aériens (beaucoup d’attente entre les escales).

 

Nous espérons que vos commentaires continueront sur ce dernier article, (nous espérons même que ceux qui n’ont pas osé se feront une petite violence),  et nous vous disons :  peut-être à l’ANNEE PROCHAINE ………..car……. nous pensons actuellement à l’Australie et la Nelle Zélande qui sait……… au cas où nous repartirions.

 

Et comme dirait BRIGIT … BIZzzzzzzzzz…. à tous.

 

Annick et André

 

 

UNE DERNIERE ANECDOTE !

 

Mon GPS « perso » m'emmène partout, quoique !!! il commence à perdre un peu ses repères!!! Un jour, nous étions partis en moto visiter à Dalat le palais de Bao Daï, ancien souverain vietnamien, mais erreur de trajectoire. Sommes repartis dans une autre direction. Pas mieux. Alors mon cher motard a voulu prendre un raccourci ! ouille ouille ouille !! Terrible ! une petite voie bétonnée de 2 m. de large, et parfois à peine un mètre, avec une descente de 30% environ. C'était tellement pentu que même en me mettant à l'horizontal en arrière pour compenser, je glissais sur lui. J'ai fini par déclarer forfait tellement j'avais la trouille et je suis descendue de l'engin ! Il a voulu continuer un peu, mais la pente était encore plus vertigineuse, 40 à 45%. Il lui restait environ 75m avant d'arriver en bas, où des vietnamiens lui faisaient signe de se lancer !!! Z'avaient pas vu les cheveux blancs sous le casque !!
Papy et Mamy Kamikazes ont abandonné et sont revenus par un autre chemin que les autochtones nous déconseillaient vivement !! Tant pis ! on a fait le forcing et après 500m sur un chemin défoncé, d'un mètre de large, on a fini par retrouver la route plate, goudronnée. Des passantes nous regardaient éberluées !! Il n'y a pas beaucoup de touristes à moto, et en plus qui se lancent dans les ruelles si étroites et tortueuses de la ville profonde (A tous points de vue tant Dalat est construite sur de nombreuses collines très pentues). Elles nous ont indiqué la bonne direction pour revenir au centre ville. Moment mémorable. Pas prête d'oublier !

 

 

HEN GAP LAI......(à bientôt)

 

 

 


Publié à 09:26, le 21/05/2010 dans 09 HAUTS PLATEAUX,
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34ème Article:RETOUR des Hts PLATEAUX

20:16, 7/05/2010 .. Publié dans 09 HAUTS PLATEAUX .. 8 commentaires .. Lien

PECHE AU PETIT MATIN

 

 

      

        

14 février 2010       – de Ban Don à Dalat           

 

    Aujourd'hui St-Valentin, fête des amoureux.

    M. Long a été nettoyer la voiture hier soir car pour la fête du Têt tout doit être propre, net, étincelant.

Nous quittons ce petit village de Ban Don dans lequel nous avons vécu des moments très beaux.

Nous rencontrons sur notre route de nombreux véhicules (motos, voitures, charettes) chargés de branches de pêchers roses qui sont destinées à Dalat pour fêter le Nouvel An Lunaire Vietnamien.

 

Signification du pêcher pour la fête du Têt.:

 

Dans la région du Nord Vietnam, près de la Chine, le rouge est la couleur du bonheur. Donc le pêcher étant  l'un des premiers arbres à fleurir pour le Nouvel An Lunaire, et sa couleur rose  la plus approchante du rouge, on offre des branches de pêcher pour souhaiter du bonheur aux amis et à la famille.

 

M. Bàn nous parle de la plantation d'hévéas près de laquelle nous allons passer et nous lui demandons de nous y arrêter.

 

Les hévéas ont été importés au Vietnam vers 1920 par MICHELIN qui a créé des plantations pour ses fabriques de pneus, jusqu'en 1975, suite à la chute de SAIGON.

 

 Les arbres sont plantés de 3 à 4 m. avec des allées assez larges pour y passer.

La récolte du latex se fait dès 4h. du matin. en saison de pluie car les arbres sont plus forts et se sont reposés pendant la saison sèche, Des ouvriers font une nouvelle incision dans l'arbre et posent un petit bol pour recueillir la sève bien blanche. Ils

v iennent ensuite récupérer les petits bols pleins vers 10 h.

Un hévéa commence à produire vers l'âge de 7 ans pour une longue durée (j'ai oublié).

 

La saison sèche est la période où les abeilles viennent se nourrir avec le miel naturel sécrété par les feuilles d'hévéa juste à l'aine (à la jonction) des feuilles.

 

Les noix de l'hévéa sont contenus dans un fruit à 3 noix qui doivent  elles-mêmes être décortiquées car elles contiennent un produit saponaire (savon).

 

Très intéressant ! J'ai beaucoup aimé et j'imaginais ces français du Massif Central qui, au début du siècle dernier, vivait cette aventure formidable de créer toute ces plantations, formaient les coolies pour ce travail, dans l'Indochine et le Tonkin. De vrais aventuriers.

 

M. Bàn nous raconte et nous explique les différents arbres

 

 

Les Poivriers :

 

Ce sont des lianes qui grimpent autour d'un tuteur. On peut voir les graines vertes, qui deviennent rouges lorsqu'elles sont mûres.

 

Les Fruits et les Arbres :

 

Le Durion – pour les Vietnamiens "l'odeur de l'Enfer, et le goût du Paradis" (comme notre camembert).

Fruit gros comme un ballon, contenant des petits sacs individuels avec un petit noyau. Le goût de ce fruit est assez fade, tout en étant sucré.

 

L'anacardier -  Pousse sur un terrain sablonneux.Une anacarde est constituée de deux parties : le pédoncule, et la noix.

La noix commence à grossir et ensuite le pédoncule devient un fruit qui nourrit la noix.

Cela devient une Noix de Cajou. On peut manger le pédoncule, fruit rouge gros comme une belle prune, mais le goût est un peu particulier, sans grande saveur, un peu âpre.

       

Le Kapokié – Il s'agit d'un arbre assez haut, branchu, duquel on retire le kapok dont il est fait un usage important comme matière domestique et sans doute industrielle (matelas, coussins...)

       

Le Pamplemousse – Ce fruit, plus gros que ceux que nous connaissons, pousse sur un arbuste d'environ 2 m. C’est délicieux. Il ressemble fort au pamplemousse chinois.

       

Le Jacquier – Cet arbre donne des fruits assez gros, poussant directement sur le tronc.

 

L'Aréquier -  C'est un arbre dont les fruits s'appellent les Noix d'Arec (on les utilise avec le bétel).

       

Le Longagnier – Cet arbre est plutôt élevé et feuillu. Ses fruits sont en grappes, de couleur marron clair. Il faut retirer la coque et le fruit apparaît de couleur blanche et sucrée,  assez proche du litchi.

 

Le Miel – Il y a trois sortes de miel :

                Le miel naturel, les abeilles allant butiner les fleurs de caféiers.

                Le miel provenant des fleurs sauvages, des arbres fruitiers.

                Et celui  provenant des aisselles des jeunes feuilles de l'hévéa.

       

Il ne semble pas y avoir de problème de mortalité excessive pour les abeilles.

 

Et voilà !! Nous sommes de retour à Dalat après ces trois jours. Mais brusquement, dans la voiture, j'ai un doute !! Où sont nos passeports ?? M. Bàn et André me regardent étonnés croyant à une plaisanterie ! Mais non !  Et tout me revient. Ce matin au petit déjeûner nous avons tout simplement oublié de demander nos passeports à l'accueil du village des éléphants. (200 km à faire pour y retourner)

 !

M.Bàn est très ennuyé ! Mais nous trouvons une solution. Il retournera au village, récupérera nos deux passeports, et les remettra le lendemain au chauffeur du service de cars réguliers entre Buon Ma Thuot et Dalat. Le lendemain André va récupérer nos papiers à la gare routière, et c'est un soulagement. Merci encore M. Bàn !

 

                        

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Publié à 20:16, le 7/05/2010 dans 09 HAUTS PLATEAUX, Buon Ma Thuot
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33ème Article: VILLAGE des CHASSEURS d' ELEPHANTS

16:36, 3/05/2010 .. Publié dans 09 HAUTS PLATEAUX .. 6 commentaires .. Lien

CASCADE de DRAY SAP

 

 

 

13 février 2010 –

 

De  Buon Ma Thuot à Akhodhong

 

Le lendemain nous allons au village Akodhong dans lequel la minorité Edée est prédominante. La couleur du costume traditionnel est Noire et Rouge.

 

Ce village a été créé par un père missionnaire italien, qui a enseigné à cette minorité la culture du café, et à construire le village. Les habitants sont devenus aisés et cela se ressent dans leurs maisons qui sont coquettes, décorées, bien meublées, les planchers sont cirés,  et surtout elles sont très propres au-dedans et alentour. Les jardins sont très soignés, fleuris, plantés d’arbres exotiques, de fruitiers, et de fleurs rares.

Ce que nous regrettons c’est que les habitants ne portent plus leur costume traditionnel.

 

Petite halte dans le jardin du Musée Ethnic. Des arbres immenses,  des camphriers d’une envergure de plus de 40m de diamètre, plantés par le gouverneur français des Hauts Plateaux il y a 200 ans. Des arbres de diverses formes et catégories, sont admirables et gigantesques eux aussi.

 

Nous faisons ensuite une promenade jusqu’aux cascades. Les cigales chantent et l’air est chaud. Un homme s’approche de nous avec la mine réjouie en voyant que nous cherchons à voir les cigales. Avec une grande adresse il en capture une et nous la fait admirer dans le creux de sa main. Elle mesure environ 7 cm, de couleur brun-vert, et nous lui demandons de la relâcher. Par un chemin très pentu nous arrivons jusqu’à une belle cascade. A chaque descente d’escalier, au détour de chaque roche le paysage est magnifique et différent. Les cascades sont belles mais du fait de la construction d’un 5e barrage en amont il manque beaucoup d’eau. C’est dommage pour le tourisme car l’intérêt de ces cascades devient minime.

 

Nous pique-niquons au bord de la rivière à l’ombre de grands arbres. Quel calme, quelle tranquillité. Les oiseaux chantent, les libellules volent en tout sens en rasant la surface de l’eau. J’essaie d’en photographier une mais ce n’est vraiment pas facile en étant en équilibre sur des pierres émergeant de l’eau ! Et elle est tellement rapide cette jolie libellule !!

M. Bàn a la bonté de nous prêter son appareil photo (dans lequel nous insérons notre carte numérique SD) car nous avons oublié de recharger notre batterie.

 

C’est un moment paisible, en grande harmonie avec la nature.

 

Nous quittons avec regret  cet endroit charmant pour aller vers le village de Ban Don où nous devons retrouver les éléphants.

 

La chaleur est intense et notre guide nous confirme que la température frôle les 40°C. Cela ne m’étonne pas car j’ai du mal à respirer et à reprendre mon souffle. Nous passons sur des ponts suspendus en bois et d’autres en béton, très solides et très longs. Auparavant la rivière passait dessous, large et tumultueuse, mais depuis que le barrage a été construit, il ne coule plus qu’un filet d’eau.

 Ban Don : village des chasseurs d’Eléphants  -

M. Long nous conduit jusqu’au village des éléphants. En attendant le moment de la promenade, nous traversons la rivière cette fois sur des passerelles suspendues, et dont la stabilité n’est pas très rigoureuse. De grosses pierres, arrachées par l’eau du temps des grandes cascades, sont affleurantes ou même sèches et nous traversons tant bien que mal jusqu’à une sorte de berge rocheuse. Un jeune couple se trouvant à l’ombre des grands sycomores n’apprécie pas notre arrivée, et décide de partir.

 

La chaleur est toujours vive. Un peu de vent nous rafraîchit ce qui est bien agréable.

 

Nous allons faire la connaissance des éléphants. !! Déception, il n’y a qu’un animal ! (les autres sont restés dans la forêt) mais impressionnant. Son cornac est en train de lui faire prendre une douche ce qui semble lui plaire. Ce sera donc notre promeneuse. Ah oui, parce que c’est une femelle !! 36 ans, très douce et patiente.

 

Je vais à l’accueil du village acheter des friandises pour notre “belle”. Pas grand’chose mais on m’affirme qu’elle adore les biscuits “coco” donc je m’exécute avec plaisir.

 

Nous approchons de la maison qui sert de promontoir pour nous permettre de monter sur le dos de l’animal. Deux jeunes gens sont en train d’installer sur son dos un grand panier rudimentaire, au-dessus d’une sorte de couverture faite avec des écorces d’arbre filandreuses. Le panier est fixé par des cordes sous son ventre et retenu par une autre corde sous sa queue.

Le cornac grimpe sur le cou de l’éléphante et la dirige vers le balcon de la maison afin qu’elle soit au bon niveau pour nous permettre de nous installer dans la nacelle. Que c’est haut !!! Je ne me rendais pas compte ! Je suis assise à  2,50 m. du sol.

A son tour André grimpe sur le panier et il s’avère que nous sommes sans doute un peu grands pour le contenant. Nous sommes serrés, et surtout les bords sont en bois brut et les jambes douloureuses. Le cornac lance l’ordre de départ et nous voici en tangage sur le dos de ce bel animal dont nous ne connaissons pas le nom. Je l’appellerais bien “pupuce” mais cela me semble un peu réducteur !!! Alors je lui dis “vas ma belle” !!

 

Le soleil est toujours haut dans le ciel. Le cornac chantonne, et “ma belle” marche d’un pas calme, nous promenant dans cette savane, arrachant de temps en temps des branches aux feuilles tendres qui disparaissent dans sa bouche. J’essaie de photographier la tête de “ma belle” mais même en me penchant au maximum je n’y arrive pas ! Toutefois j’arrive à distinguer une drôle de petite bête, posée sur le côté de la tête de l’éléphante. C’est grand d’environ 12 cm, çà a 4 pattes, une queue, et cela relève la tête. Pas un lézard, mais une sorte de gecko. Puis une branche vagabonde vient le déranger et il disparaît de ma vue.

Le cornac a placé ses pieds sous les oreilles de “ma belle” et les remue vigoureusement pour guider l’animal ce qui semble lui plaire.

Nous sommes balancés de droite et de gauche, tranquillement. Cette position surélevée nous permet de voir loin et nous découvrons la rivière assez large. Nous demandons au cornac de nous faire descendre sur la rivière bien que ce ne soit pas prévu au programme.

 

Pour encourager “la Belle” nous lui distribuons, par l’intermédiaire du cornac, les biscuits “coco” qu’elle apprécie bien. La descente à la rivière est ardue, “la belle” devant poser délicatement ses pieds sur les roches glissantes et inégales, et comme elle en a quatre (ben oui, comme toute éléphante qui se respecte!!) il faut un certain temps pour arriver dans l’eau. Elle se régale et plonge sa trompe avec un plaisir évident dans cette eau fraîche. Un instant j’ai un doute. Va-t-elle nous arroser ??? Mais non. Bien sage “la Belle”. Après une petite pause, le cornac la fait se retourner pour remonter sur la berge en hauteur. Nous sommes complètement penchés en arrière pendant l’ascension mais tout va bien et nous nous retrouvons sur le plan horizontal pour continuer notre promenade jusqu’au terrain central du village où notre “Belle” va nous déposer. C'est formidable cette impression de puissance tranquille qui émane d'elle.

 

Deux jeunes gens que nous rencontrons sur le chemin interpellent notre cornac en lui lançant une chose blanche, longue d’un mètre vingt environ, grosse comme un saucisson. Un serpent !!!

La descente de notre monture se révèle un peu ardue pour moi (suis pas sportive ni souple). Mais tout va bien et j’éprouve une grande satisfaction à poser mes pieds sur le plancher du balcon.  Nous prenons des photos avec “la belle” et elle mange les derniers gâteaux coco que nous lui servons. Après des caresses nous lui disons adieu.

Son cornac lui retire son harnachement bizarre, et d’elle-même elle saisit une chaîne qui traîne au sol et la tire en plusieurs fois pour ramener le bout libre vers elle, le gardant dans sa bouche, et avec son cornac elle part de son pas tranquille vers la forêt où elle passera la nuit.

 

Ensuite on nous conduit à notre “palace” pour y déposer nos sacs. C’est un petit bâtiment monté sur pilotis, tout en bois avec un toit de chaume. Une vraie petite chaumière !! A l’intérieur, au centre de la chambre un matelas posé à même le sol, avec coussins, couvertures, et draps, et une moustiquaire suspendue au plafond.

Digne d’une cellule de moine. Au fond, une petite pièce comportant un lavabo, une douche, et les WC. C’est petit mais rien ne manque et c’est confortable.

 

Le repas étant annoncé, nous allons vers l’accueil afin de prendre place. Il fait doux, la nuit est tombée, et nous sommes toujours les seuls touristes.

 

Le service est fait par 3 jeunes filles si belles, et si gaies, un vrai bonheur de les regarder s’activer dans la joie. On nous sert les plats traditionnels, mais par taquinerie le jeune cornac propose à André un bol de soupe avec des morceaux de serpent. Pas de problème. Il accepte de goûter ce potage. Pour moi il n’en est pas question ! J’en suis malade rien que de regarder le bol. Cela les amuse beaucoup !

Mais André, quant à lui, ne se fait pas prier et même se ressert. Il apprécie ce plat vraiment particulier, et mange à pleines dents les morceaux de serpent  qui ressemblent à de l'anguille. Je suis dégoûtée !!

 

Nous finissons le repas en leur offrant des bières et tout le monde rit de plaisir.

 

M. Bàn nous explique que les éléphants sauvages du Vietnam ont été effrayés pendant la guerre du 20e siècle, et qu'ils se sont réfugiés dans les trois pays limitrophes Laos, Cambodge et Thaïlande (pour eux pas besoin de visas).

Actuellement il existe sur les Hauts Plateaux, 2 grandes familles de 64 éléphants domestiqués.

 

Les minorités ethniques considèrent chaque éléphant comme un membre de la famille, et on leur donne un nom. Ils vivent environ 75 ans (comme les humains). Les éléphants sont considérés comme des membres de la famille, et ils sont traités avec beaucoup d'affection. Ils possèdent un nom, et on fête leur anniversaire, comme pour les gens.

Un éléphant vaut environ 250 000 000 VND (10 000 €) et chaque éléphant a son cornac qui le suivra toute sa vie.

 

Pour le moment les éléphantes veulent choisir leur mâle pour avoir un petit, mais ce n'est pas toujours  possible. Cela devient un problème car lorsque la famille de la femelle éléphant veut la "marier" si le mâle qu'on lui présente ne lui plait pas elle refuse tout contact, et il y a de moins en moins d'éléphanteaux. Dans 20 ans il n'y aura presque plus d'éléphants dans le village

Maintenant la chasse à l'éléphant est interdite depuis de nombreuses années......

 

La nuit étant tombée depuis longtemps, nous partons rejoindre notre bungalow sur pilotis, mais dans le noir il n’est pas aisé de le retrouver parmi les autres petites bâtisses. Finalement, nous le rejoignons et prenons possession des lieux. Un gros ventilateur à plusieurs vitesses nous permet de chasser un peu cette moiteur qui nous pèse.

Dans le cabinet de toilette, non éclairé, j’aperçois 4 petits points lumineux avec ma torche. Je m’approche. Ce sont deux grenouilles orange accrochées à la tuyauterie, qui ne bougent pas du tout. Nous n’avons pas envie de dormir avec ces squatteuses !! Un grand verre d’eau pour les déloger et nous voici tranquilles. Comme le sol est en planches disjointes, l’eau s’écoule tranquillement, ce qui est bien pratique pour le ménage. Finalement, le lendemain matin, André m’apprendra que ces adorables petites bêtes ont passé la nuit dans la cuvettes des WC, juste sous le rebord de l’abattant !!!! Je n’ose y penser !!!

 

Les bruits de la nuit sont étonnants et il est difficile de les reconnaître. Des oiseaux de nuit chantent. Des petits mammifères passent entre les pilotis de la chaumière. Des chiens hurlent et pleurent. Des insectes volent dans un bruissement sourd. Je ne dors pas car les émotions de la journée me tiennent éveillée, mais surtout j’essaie d’identifier les animaux qui frôlent notre refuge. Et puis le lit est vraiment très peu épais. Juste un tout petit matelas de 5cm, à même les planches. Dur, dur, pour notre carcasse !!

 

Mais tôt le matin André est déjà parti pour saisir les premiers rayons du soleil, les premiers sourires de nos jeunes hôtes, les premiers pêcheurs sur la rivière, avant de venir me réveiller. Car bien sûr, pour moi c’est l’heure où je dors !

Les sacs sont vite faits, les lits encore plus vite, tout est plié, rangé, nettoyé ... car nous devons repartir après le petit déjeuner vers Dalat.

 

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Publié à 16:36, le 3/05/2010 dans 09 HAUTS PLATEAUX, Huy?n Buôn Ðôn
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32ème Article LES HAUTS PLATEAUX

20:07, 13/04/2010 .. Publié dans 09 HAUTS PLATEAUX .. 5 commentaires .. Lien

 

Rivière SEREPOK

 

 

 

12 février de DALAT à Lac LAK            

 

Petit voyage vers les Hauts Plateaux en trois jours, juste avant la fête du Têt.

La région des Hauts Plateaux comporte 5 provinces, à environ 5/600 m. d'altitude, avec un climat plus tempéré que le long de la côte. Toutes les minorités des Hts Plateaux fonctionnent sous le régime du matriarcat.

 

Notre guide : Nous l'appelons M. Bàn c’est un homme d’une soixantaine d’années et professeur en retraite.

M.Bàn a été élevé à Buon Ma Thuot dans un collège catholique tenu par les jésuites, où il a appris le français qu'il parle parfaitement.

 

Notre chauffeur : M. Long  Ne parle ni anglais, ni français. Très élégant, soigné. La classe !! Et d'une grande gentillesse.

 

Dès les premières minutes, dans la voiture, M. Bàn commence à nous parler de sa Région des Hauts Plateaux que nous allons visiter, et déjà nous sommes sous le charme. Son regard malicieux nous jauge. Allons-nous être des touristes planplan, ou des gens très intéressés ???. Il ne sera pas déçu car pour poser des questions, je ne donne pas ma langue au chat.

 

Première question, en cours de route : pourquoi avons-nous l'impression que les habitants brûlent leur forêt ??? (des fumées montent dans les collines à chaque détour de la route) et aussitôt les explications de M. Bàn fusent. D'abord, il ne s'agit pas de déforestation sauvage et tout est bien géré. Nous, on  veux bien !!

J'ai pris des notes et je les porte ci-après.

 

La Foret :

 

Dans la Province des Hauts Plateaux la moitié de la superficie est couverte de forêt naturelle.

 

Il y a quatre groupes de forêt :

·        la nourricière (on la cultive, donc on partage) On ne la brûle pas

·        la forêt fournisseur (pour construire les maisons, l'industrie, etc) On ne la brûle pas

·        la forêt des sources (pour les divinités) on n'y touche pas

·        la forêt qui appartient à tout le village. Chaque habitant prendra une parcelle et pourra faire des brûlis dans sa parcelle, ce qui devient la formule des jachères.

 

Puis des plantations de caféiers bordent la route sinueuse, et nous faisons notre premier arrêt.

Traversée de route avec précaution tant la chaussée est défoncée à cet endroit-là. Nous commençons à grimper le côteau afin de voir de plus près la plantation. Je suis troublée car lorsque nous sommes partis de Dalat je n’avais pas enfilé les bonnes chaussures, et pour monter entre les rangs de caféiers, mes pieds glissent et j’ai du mal à tenir d’aplomb. Cà m’apprendra à réfléchir un peu plus.  Et M. Bàn commence ses explications

 

Les Caféiers :

 

En 1920 les plantations de caféiers ont été commencées sous le protectorat français. Mais c'est surtout à partir de 1930 qu'elles se sont développées.

 

Les français avaient planté des Kassiés, arbres hauts, feuillus, qui abritaient les plantations de café et puisaient pronfondément l'eau dans le sous-sol ce qui ne gênait pas la pousse du café.

En 1975 certains vietnamiens ont cru plus intéressant de retirer les kassiers et de mettre à la place des arbres fruitiers. Ce n'était pas une bonne idée car les fruitiers volaient l'eau des caféiers.

La plantation des caféiers dans les Hts Plateaux, à la place de la forêt, n'est pas une très bonne idée car le sol étant balsaltique l'eau ne s'infiltre pas et court sur le sol, créant des inondations.

 

Les caféiers et les hévéas sont cultivés sur des terrains basaltiques, qui leur conviennent très bien.

Le vietnam est le 2e exportateur de café après le Brésil

Les 186 000 ha de plantations de la province de produisent 50% de la production totale du VN, ce qui nous a fortement étonnés.

 

Il y a 3 sortes de caféiers au Vietnam (+ de 80 espèces dans le monde)

 

·        le libérica Excelsia (de 8 à 10 m. de haut)

·        le robusta de 2 à 3 m. de haut

·        l'arabica 1,50 m.

 

Anecdote de M.Bàn :

 

Le café a été découvert sur le plateau de Kaffa en Ethiopie au 9e siècle, par des chèvres.

 

Un berger s'est aperçu que lorsque ses chèvres mangeaient les graines d'un arbuste, elles devenaient plus vives, nerveuses, et dormaient moins. Il a essayé a son tour de manger les graines qui lui ont fait le même effet.

 

Il a donc commencé à en faire son commerce, puis les siècles ont passé. Des guerres se sont déroulées et les prisonniers sont devenus des esclaves notamment en Arabie au 15e siècle. Ceux-ci ont planté les fameuses graines avec lesquelles ils faisaient du Kaffa (d'Ethiopie), qui est devenu du Qahwah en Arabie, puis du Kahve en Turquie, du Caffe en Italie et du Café en France.

 

Le café coolie : Au moment de la récolte les français obligeaient les coolies à prendre les cerises des caféiers ne comportant qu'une graine, en la séparant des autres graines, car étant plus petite le café était meilleur !! D'où le nom de café coolie.

 

Nous reprenons notre voyage vers la première étape. Ce sera le Village de Liên Son, dans la Province de Dak Lak.

 

Ce restaurant, au bord de l'eau, est remarquable par son toit de chaume (le chaume étant une herbe spéciale plus résistante que la paille de riz). C'est la plus grande surface couverte en chaume de tout le Vietnam. Ce bâtiment est admirable, posé au bord du lac LAK.

Nous ne sommes pas nombreux, car la fête du Têt approchant, les vietnamiens sont affairés chez eux pour préparer les festivités. Mais le repas est délicieux et copieux. Un bon moment de détente.

 

Ensuite nous partons faire une promenade en pirogue sur le lac LAK.

Il s'agit d'une pirogue creusée dans un tronc arbre, d'une longueur de 10 m. sur moins de 50 cm de profondeur. L'arrière est surélevé afin de permettre au batelier, debout, de guider la pirogue, et de manier sa longue perche à droite et à gauche.

 

C'est une femme qui manoeuvre la pirogue, montée sur le petit promontoir arrière. Déjà il faut grimper dans l'esquif, et se mettre bien au milieu. M. Bàn est placé à la proue, ensuite je m'installe sur une mini planche servant de siège, et enfin André derrière moi. Nous nous éloignons du bord, alors qu'un vent assez violent s'est levé. La batelière a beaucoup de peine à diriger la pirogue le vent nous poussant sans vergogne à l'encontre de la direction choisie. L’eau n’est qu’à environ 20 cm du bord de l’esquif et c’est plutôt impressionnant.

 

André essaye de se retourner pour filmer les gestes pleins de force de notre batelière. Mais les rafales de vent font dangereusement bouger la pirogue et il a tôt fait de se remettre dans la bonne direction. Nous avons enfilé nos gilets de sauvetage à l'envers pour nous protéger des embruns dans les vaguelettes poussées part le vent. Le lac est assez agité, mais curieusement je ne ressens aucune crainte. Je fais une confiance totale à notre batelière et à M. Bàn qui ne nous aurait pas laissés faire cette promenade s'il y avait eu du danger.

De temps en temps nous recevons des vaguelettes et je n'aime pas cette odeur d'eau un peu vaseuse.

Finalement, cette promenade est raccourcie, sans doute à cause d'un éventuel danger de retournement de la pirogue.

 

Après avoir remercié notre "rameuse" nous remontons vers le village. Le vent est toujours fort et frais, mais le soleil permet de le supporter.

 

Puis nous rendons visite à un vieux couple de l’ethnie ‘’M'nong,’’ dans leur maison. Elle, 102 ans, pliée en deux au niveau des reins,  marche bien quand même et nous la trouvons à l’extérieur, en train de s’occuper de ses poules. Sa vue est très faible et elle ne comprend pas très bien qui sont ces visiteurs. Elle monte son escalier rustique et sans rampe sans aucune hésitation ni aide.

Lui, 99 ans, joue encore d'une sorte de flûte en bambou la musique traditionnelle de la région. Il marche avec un peu de peine, mais se tient encore droit.

 

Le sol de la maison est en bois comme dans toutes celles que nous avons vues, mais celle-ci est très ancienne et je regarde bien où je pose mes pieds car j’ai l’impression que le plancher va lâcher.

Dans le fond il y a un foyer à même le plancher, noir de fumée et au-dessus sont suspendus des ustensiles de cuisine, noircis par le temps. Cette vieille dame fait cuire et chauffer sur ce foyer les aliments que lui apportent la famille et les voisins.

C’est d’une grande pauvreté, et en même temps, d’une simplicité paisible. Des rayons de soleil passent par des planches disjointes, formant des rais de lumière dans lesquelles les particules de poussières dansent.

 

Ils sont extraordinaires ces deux personnages. Ils vivent encore comme au temps de leur jeunesse, dans leur grande maison. Nous sommes restés avec eux une heure, nous imprégnant de leur présence, de leur tendresse. Ils sont heureux de nous avoir avec eux. M. Bàn leur traduit nos questions, et le vieux Monsieur nous explique qu'il a parlé le français quand il était jeune, mais qu'il ne s'en souvient plus très bien. De temps en temps un mot lui échappe et ses yeux s'allument quand nous le comprenons.

L’homme nous montre avec fierté les “diplômes” qu’ils ont reçus pour le 100e et le 101e anniversaires de Madame. Lui va bientôt recevoir le sien pour ses 100 ans ce qui lui plaît beaucoup.

Ensuite M.Bàn nous emmène faire une visite à  l'ancien palais de Bâo Daï, ex-souverain du Vietnam. C'est tout en haut de la colline, un bel édifice surmontant les rizières. Nous bénéficions d'un magnifique coucher de soleil et prenons des photos à qui mieux mieux.

Retour à  Buon Ma Thuot et M.Bàn nous invite avec M. Long à manger du riz aux moules, grillé. Nous sommes installés à des petites tables de 4 personnes, sur des petites chaises,  en bordure de trottoir. Il semble que ce soit la tradition. Tous les restaurants ont une salle intérieure mais également une dizaine de tables en extérieur, disposées sur le trottoir, et chacun fait son commerce sans problème de concurrence. Il y a aussi des aquariums dans lesquels les poissons se déplacent avec nonchalance, sans se douter qu’il finiront bientôt dans les assiettes où les arêtes de leurs congénères blanchissent.

La température est douce et la ville illuminée en attente de la fête dans 2 jours. Les jeunes gens sont vêtus comme ceux d'Europe, et leurs motos pétarades à tout va. L'ambiance est joyeuse et jeune. Nous passons une bonne soirée.

 

A l’hôtel je profite d’un moment de calme pour voir nos messages sur un poste à l’accueil. Mais le dispositif est assez succinct et je ne m’attarde pas très longtemps.

 

 

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Publié à 20:07, le 13/04/2010 dans 09 HAUTS PLATEAUX, T?nh Ð?c L?k
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3ème Vérif.

18:26, 17/03/2010 .. 5 commentaires .. Lien

 

J'espère que cette fois la diffusion marchera !!!!

Elle n'a pas fonctionné lors de la parution de notre

31ème article il y a deux jours.

André


Publié à 18:26, le 17/03/2010,
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31ème Article: de THAC BA à HANOI

08:12, 15/03/2010 .. Publié dans 08 NORD VIETNAM .. 3 commentaires .. Lien

CONFUCIUS au Temple de la Litérature

 

 

 

6 Février – THAC BA à HANOI     200 Km soit 4h30 de route

 

Notre petit déjeuner est super ! Notre hôtesse ne sait que faire pour nous rendre heureux, et ce n’est pas difficile ! Un plat de crêpes maison avec du miel, sucre et confiture !!! Un régal, j’adore !! (Tiens, tiens, serai-je devenue gourmande ??)

 

Nous faisons nos adieux, et au moment de partir je m’aperçois que je n’ai plus ma laine polaire rouge !! Où ai-je pu l’oublier ?? A force de refaire la journée à l’envers, nous en arrivons à penser que c’est dans le restaurant de la veille que je l’ai oubliée. Loc téléphone à ce restaurant, et il lui est répondu que ma veste est toujours sur le dossier de la chaise en bordure du trottoir !! Comme c’est sur notre chemin de retour, nous aurons juste à faire un petit arrêt pour la récupérer. Je n’en reviens pas ! Elle est restée 24 h au même endroit, malgré le monde qui défile dans la rue, et personne ne l’a touchée !!! C’est un pays béni des Dieux !!!

 

La route pour HANOI est en bon état et la circulation facile. Lorsque nous arrivons il est l’heure de déjeuner et Loc nous emmène dans un restaurant pour déguster le véritable Pho de Hanoï. C’est très bon et copieux, mais l’appétit n’y est pas. Peut-être un peu de fatigue !!

Nous ne pouvons cependant nous empêcher de choisir une crème caramel en dessert. Plaisir de retrouver un goût connu, sucré peut-être. Hum, c’est bien bon !!

 

Nous faisons nos adieux à Loc que nous avons bien aimé comme guide et comme homme.

 

L’après-midi est réservé au Temple de la Littérature de Hanoï.

Vàn Mieù - Quôc Tù Giàm (Temple de la Littérature), était dans le passé le Temple dédié à la fois à Confucius, aux Grands lettrés et la Première Université du Vietnam qui a formé des milliers d'élites pour le pays.

Confucius (551-479 avant J.C.) naquit dans l'actuelle province de Shandong en Chine. C'était un grand philosophe, politicien et professeur qui a fondé la doctrine confucéenne. Ses théories ont beaucoup influencé la culture, la psychologie, la morale chinoise et celle des pays limitrophes dans la région, y compris le Vietnam.

Confucius fut célébré par la postérité comme le « Maître de dix mille générations ».

 

De nombreux touristes circulent dans les différents bâtiments, les cours, admirant les stèles, les statues. C'est un bel ensemble !

 

 

En quittant le Temple nous choisissons de rentrer à pied à l'hôtel. Les motors bike nous hèlent pour nous transporter, mais ce n'est pas du tout de notre goût.

Une promenade dans les rues nous plaît beaucoup plus, avec l'envie de retrouver quelques-uns de nos souvenirs de l’an dernier. En ville la circulation est toujours aussi folle, mais il me semble que le nombre de voitures a augmenté. La préparation de la fête du Têt est cause de cette recrudescence de circulation. De nombreuses motos transportent des branches de pêcher, ou des mandariniers en pots. C’est un incroyable harnachement !!! Tout est transportable sur ces motos !!

 

Nous dînons d’une pizza dans l’établissement que nous fréquentions de temps en temps l’an dernier et renouons connaissance avec la patronne. Elle est heureuse de nous revoir !

et nous bavardons avec elle un bon moment.

 

A l’hôtel, la chambre climatisée nous permet de bien dormir car la chaleur à HANOI est importante et humide ce que je supporte difficilement.

 

 

 7 Février – de HANOI à DALAT   (par avion)

 

Le matin, Hai vient nous chercher à l’hôtel pour nous emmener à l’aéroport !!!

Il est toujours aussi peu bavard, mais nous avons quand même eu des relations amicales, et il a toujours été très serviable et attentif.

 

Nous nous quittons en lui faisant nos adieux.

 

50 mn de vol et un retour à DALAT où nous sommes heureux de retrouver la « maison » et nos deux amies Mrs Maï et Mariko.

 

Le voyage dans le nord est terminé. Cela fait plaisir de retrouver nos habitudes et maintenant il faut nettoyer et ranger nos affaires.

 

 

 

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Publié à 08:12, le 15/03/2010 dans 08 NORD VIETNAM, Thác Bà
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30ème Article: de CAO SON à THAC BA

09:08, 6/03/2010 .. Publié dans 08 NORD VIETNAM .. 7 commentaires .. Lien

 

 

 

 

4 Février – CAO SON à BAC HA  80 km (2 heures de route)

 

Après ce délicieux petit déjeûner de crêpes, et notre adieu aux propriétaires du lodge, nous partons en 4x4 au petit marché Lung Khau Nhin qui rassemble, le jeudi matin, de nombreuses  minorités ethniques, telles que H’mong fleurs, Tu Di, Tay,  Giay, et autres dont le nom m’échappe.

 

Ce marché finalement n’est pas si petit qu’on l’imaginait. Il y a un bâtiment principal dans lequel les « commerçants » (c’est ce que j’ai compris) proposent de la marchandise achetée pour la revente, aussi bien vêtements, tissus, chapeaux, quincaillerie, chaussures, que nourriture, viande, tisanes, etc…

 

Tout le long de la route qui y mène, des deux côtés, des femmes en costume traditionnel vendent leur production de tissage, de billets de loterie, de fruits et légumes,….

Le tout est très coloré ! Loc et Hai nous ont laissés pour vaquer à leurs propres achats, et nous pouvons circuler en toute sérénité dans le village. Il y a de plus en plus de monde qui se côtoie, femmes, hommes, enfants, vélos, motos, quelques voitures. Nous sommes excités de voir tant de couleurs, et nous photographions et filmons à qui mieux mieux !!

 

Stratégie mise en place par André !!! Il utilise sa caméra sur le pied, et profite du fait qu’en prenant des photos les femmes se détournent de moi, pour pouvoir lui, les filmer tranquillement car elles ne se méfient pas d’une caméra portée à hauteur de mi-corps.

En effet, dès que je porte l’appareil photo à mon visage, les têtes se tournent, les groupes se défont et ce n’est pas facile d’obtenir un cliché instantané !!!

 

Stratégie mise en place par Tit’Annick !!! Je ruse. Je fais semblant de viser un endroit, mais détourne un peu l’appareil pour avoir dans le viseur le sujet que je souhaite. Et cela marche souvent !!! Mais en réalité, je préfère demander l’autorisation de faire un cliché, et si parfois il faut user de diplomatie, le plus souvent cela est accepté, et avec un sourire par-dessus le marché !!

Nous sommes les seuls européens parmi toute cette foule ! C’est surprenant.

 

Avant de quitter le Lodge, j’ai garni toutes mes poches  de bonbons, ce qui me permet de les distribuer généreusement, aux enfants bien sûr, mais aussi aux mamans et aux mamies.

 

Il y en a qui sont tellement remarquables ! Fières dans leur tenue colorée, et portant leur coiffe sur un haut chignon serré au-dessus de la tête. Leur regard est plein de malice, et l’on pourrait presque se mettre à bavarder si le barrage de la langue ne nous séparait pas. Des moments exceptionnels !!

 

Nous repartons après presque deux heures d'imprégnation dans ce marché et retrouvons Hai et Loc comme convenu.

 

Après une heure de route Loc nous arrête à un petit resto "style guinguette" qu'il connaît, car il a compris que nous préférons cela aux grands restaurants touristiques.

 Il fait chaud ! Je pose ma polaire sur le dossier de la chaise et je l’oublie en partant pour l’excursion sur la rivière Chay.

 

La barque est à fond plat, munie d’un moteur … Dommage pour le bruit !!

La rivière est large, le courant faible, les berges boisées et aussi des rochers aux formes étranges. Nous prenons des photos car il y a tant de belles vues que nous souhaitons garder en mémoire !!! Loc nous raconte la vie des bateliers,  les usages, le travail, la culture, les relations…. C’est tellement intéressant !!!

 

Ensuite nous allons à terre nous promener dans les villages riverains. La chaleur est de plus en plus forte, heureusement j’ai mon parapluie pour me protéger !!!

Dans un petit chemin longeant les rizières, des enfants rient et jouent. Je m’approche.

Ils sont en train de jouer aux billes, et cela me fait tout drôle !! (je me retrouve projetée à 10 000 km et 50 ans en arrière).  Vite, une ou deux photos pour fixer ces images. Ils ne m’ont même pas vue, tant ils sont pris par leur jeu. !!

 

André et Loc traînent un peu… Je m’avance vers une partie du chemin bordée de bambous pour m’abriter. Des jeunes en vélos passent en me saluant d’un Hello amical. Le chemin monte un peu plus, et je commence à manquer de souffle. Un homme jeune porte son petit enfant dans ses bras et nous sourions en nous croisant. Ils sont beaux tous les deux ! Un local en bord de route, grille ouverte, laisse entrevoir une réunion de famille dans la maison. Je m’arrête pour acheter des boissons. Aussitôt, de jeunes enfants sortent de partout, leurs mamans aussi, et des minis chaises apparaissent comme par magie. On m’invite à m’asseoir sur l’une d’elles, et à me reposer (elles devaient voir que j’étais fatiguée et que j’avais chaud). Je distribue le reste de mes bonbons à la grande joie de tous, les mamies y compris.

 

André et Loc finissent par me rejoindre et sont accueillis chaleureusement eux aussi.

Nous repartons pour finir notre randonnée et rejoindre Hai qui nous attend dans le 4x4 afin d’aller à BAC HA pour dormir.

 

Whaouh !! un vrai grand hôtel – Nous prenons possession de notre chambre et miracle, la douche fonctionne parfaitement, la TV et la clim. aussi !! Cela fait du bien de temps en temps de dormir dans un vrai grand lit. Bonne nuit en perspective !!!

Nous sommes les deux seuls clients de cet hôtel !! C’est quand même bizarre !! Ma foi cela n’est pas grave. Nous sommes bien servis et c’est parfait.

 

 

 

5 Février – de BAC HA à THAC BA    150 km soit 3h30 de route

 

Très bonne nuit ! pas déçus !! Nous descendons tôt déjeuner au restaurant de l’hôtel où il y a toujours aussi peu de monde !

Randonnée pédestre prévue dans deux villages autour de BAC HA

Nous faisons un petit arrêt dans une maison thaï dont Loc connaît le propriétaire, lequel nous reçoit avec une grande gentillesse et nous offre le thé traditionnel.

Sa femme est en train de préparer des boyaux de porc pour faire des saucisses pour la fête du Têt dans une semaine. Les boyaux ont été très bien lavés et elle souffle dedans pour les gonfler, sans les toucher avec les lèvres. Elle met un lien en bambou quand ils sont bien gonflés et les suspend ensuite sur un fil en attente d’être garnis.

Loc décroche du mur un drôle d’instrument et fait une tentative de musique, mais pas très réussie. Nous rions beaucoup !

 

Après cette pause nous reprenons notre promenade jusqu’au lieu de rendez-vous avec Hai qui nous emmène déjeûner dans un resto de THAC BA. Excellent !

 

La promenade en bateau sur le lac est agréable. Peu de soleil, de la brume mais c’est bien. L’eau du lac est vert émeraude ! Magnifique ! Loc est avec nous. Le Lac de THAC BA, plus grand réservoir d’eau douce du Vietnam, est couvert d’îlots, de pitons verdoyants sur lesquels poussent plusieurs variétés d’arbres. Parfois des maisons sont posées dessus, mais il y en a très peu. Nous rencontrons des petites barques, couvertes de bambou, menées par des hommes ou femmes ramant avec leurs pieds ce qui laisse leurs mains libres pour travailler. Je suis sûre qu’ils ont des abdos à toute épreuve !!!

Nous abordons vers le village où nous devons passer la nuit. Rentrés à pied, nous longeons des petites parcelles de rizières où des femmes et des hommes passent la charrue. Des fillettes portent sur leurs épaules la palanche avec deux seaux de fumier pour aller les verser dans les rizières,  en tas réguliers. C’est un travail très dur car elles sont vraiment menues et ces seaux sont lourds. Leur démarche est hésitante. Il faut toute leur volonté pour faire le trajet sans trébucher. Quel courage !!

 

Nous arrivons dans la maison de nos nouveaux hôtes. Des « Dao aux pantalons blancs »

Notre espace literie est délimité par notre matelas, dans un coin de la grande salle commune, avec une moustiquaire, des couettes,  et des rideaux en coton fleuri nous permettant de nous isoler du reste de la pièce.

 

Le dîner est servi au centre de la pièce, à même le sol comme dans toutes les maisons où nous avons logé. Nous sommes 7 à nous partager ce repas délicieux, mais tellement copieux !! Nous avions un alcool « maison » qui nous avait été offert par notre hôte précédent. André le sert dans les petites tasses à thé et nous trinquons tous ensemble. Ils sont heureux, et à leur tour nous offrent leur alcool de riz, qu’il n’est pas question de refuser !!! Ouille, cela chauffe car il faut faire "cul sec" !! Les tasses sont petites mais remplies plusieurs fois, cela commence à l’faire. Moi, je mets de l’eau dans ma tasse par prudence !!! A chaque nouvelle tournée, il faut dire « ahomidou » (bien sûr phonétiquement) en trinquant ! Nous rions beaucoup, l’ambiance est gaie, heureuse. Le repas n’en fini pas et nous sommes désolés de ne pas pouvoir y faire vraiment honneur ! Mais nous n’avons pas faim et pourtant notre hôtesse a cuisiné des plats très appétissants.

Il est temps d’aller nous coucher ! André a les yeux un peu embrumés !!!

A l’extérieur une dizaine d’enfants jouent et rient. Pas de disputes, pas de cris, ni de pleurs. Je les observe par la fenêtre. Ils semblent jouer à « chat perché » en tout cas cela y ressemble. Sur un ordre de quelqu’un (pas vu qui) ils s’éparpillent et filent chacun chez soi, dans la nuit sans colère, ni récrimination. C’est épatant.

 

 

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Publié à 09:08, le 6/03/2010 dans 08 NORD VIETNAM, M??ng Kh??ng
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29ème Article: de LAI CHAU à CAO SON

01:34, 2/03/2010 .. Publié dans 08 NORD VIETNAM .. 7 commentaires .. Lien

 

le VILLAGE de TA VAN

 

1er février: de LAI CHAU a SAPA (80 km)
 
Il n'y un pas grand chose à voir à Lai Chau et nous quittons l'hôtel. D'autre part, nous ne sommes pas très contents car,  bien que ce soit un grand hôtel, il n'y un plus de pain, de thé Lipton, plus de beurre, ni de jus d'orange pour le petit déjeuner. Les serveurs ne sont pas aimables de surcroît!
Par ailleurs, nous avons donné du linge à laver et il nous a été rendu tâché. Il a été relavé, et cette fois c'est correct, mais sans un mot d'excuse, ni un sourire !!!
 
Tout est en travaux. Cette ville est en construction et il y a énormément de poussières. Ce sera certainement très beau dans quelques années lorsque tout sera terminé et fleuri.
 
En cours de route nous faisons une halte en haut d'un col où une jeune femme Mhong, abritée sous une tente en plastique bleu, alimente un petit brasero.
Nous nous approchons d'une part pour nous dérouiller les jambes, et aussi pour faire causette avec cette femme, et goûter à sa cuisine. Très simple!  sur le brasero sont posés des oeufs, directement sur la grille, et des bâtons de bambou chauffent aussi.
Nous prenons place sur des minis sièges en plastique, et elle nous offre le thé vert très sucré. Délicieux!. Puis les hommes choisissent de manger des oeufs cuits durs, et moi je préfère goûter au bambou. Surprise!! Elle m'épluche le bambou, et un tube apparaît un tube de riz gluant, bien serré, qu'elle coupe en plusieurs morceaux. Je me régale!  Ce n'est ni sucré, ni salé. C'est bon tout simplement.
Cette pause nous fait du bien. Nous repartons ragaillardis!
 
Arrivée à SAPA juste pour le repas. Nous nous arrêtons dans un très bon restaurant, le long de la route. Un groupe d'une vingtaine de français déjà installés y déjeunent. Le personnel parle français très correctement, et sert à la française. Bien agréable pause. Un peu déçus quand même car nos compatriotes n'ont même pas répondu à notre bonjour à notre entrée.
Repas excellent et bien cuisiné.
 
Nous nous installons dans un petit hôtel déniché par Loc, surplombant la vallée, et avec une vue imprenable sur le Massif du Phan Xi Pan juste en face de nos fenêtres.
Ce massif est la plus grande réserve naturelle du Vietnam. Parc National du Hoang Lien qui couvre presque 30 000 ha avec 2 000 espèces végétales et environ 500 espèces animales, dont le gibbon noir.
Bien installés dans notre chambre, nous décidons de partir à la découverte de Sapa, ville réputée pour son tourisme et son artisanat. Il est vrai que pour les touristes nous ne sommes pas déçus. Ils pullulent!  Mais ce qui est le plus gênant, ce sont les femmes Hmongs qui accrochent le touriste pour lui vendre presque de force, des objets qu'elles ont produits. A force de sourires, de taquineries, de gestes négatifs, on arrive à s'en débarrasser mais les nerfs sont mis à rude épreuve car nous ne voulons pas être désagréables avec ces femmes courageuses.
 
Le marché de Sapa est curieux! des étals serrés les uns contre les autres, des couleurs, beaucoup de monde (essentiellement des locaux) mais peu de touristes qui, n'ayant pas de nourriture à acheter, évitent d'y pénétrer. Nous nous enfilons parmi ces marchandises de toutes sortes, vêtements, souvenirs, poteries, statuettes, et bien entendu les vendeuses se lèvent d'un bond lorsqu'elles nous aperçoivent, avec l'espoir de nous vendre quelque chose!! Nous nous prêtons au jeu en riant et finalement, après deux ou trois emplettes, nous pouvons nous éclipser !
Nous passons ensuite dans le bâtiment réservé au textile. Des femmes surveillent leur banc chargé de pièces de tissus colorés, et nous invitent à essayer ces merveilles avec l'espoir que nous les achèterons. Les couleurs sont vives, et belles. Certaines femmes sont assises devant leur machine à coudre pour assembler des vêtements. C'est assez incroyable!!
 
2 février : de SAPA à TA VAN (randonnées pédestres) 15 km
 
Après une bonne nuit dans notre chambre équipée d'une moustiquaire, nous quittons Sapa en direction de la vallée de Muong Hoa, coupée en deux par une petite rivière. Il faut obtenir l'autorisation de l'administration pour pénétrer dans cette vallée, et le droit de dormir chez l'habitant. Loc se charge très bien de tous ces problèmes matériels.
Une belle allée de bambous borde la route après Sapa. C'est magnifique! La "douane" passée, nous nous dirigeons vers les villages des Ethnies minoritaires.
Cette vallée de Muong Hoa a fait l'objet de prises de vues il ya une dizaine d'années pour une série de cartes postales, sur les rizières en terrasse, devenues célèbres dans le monde entier.
 
Nous quittons le 4x4 et commençons à descendre dans la colline vers le fond de la vallée. Il fait très chaud, mais un peu de vent nous permet de supporter cette chaleur. De jeunes enfants nous
 accompagnent, essayant de nous vendre eux aussi des sacs en toile fabriqués par leur famille. Ils sont beaux ces petits ! Mais qu'ils sont sales !! Les visages et les mains sont noirs et tachés, ce qui ne les gênent pas du tout. Leur rire est éclatant, leurs yeux brillent, leur joie est communicative. Même pas déçus si nous ne leur achetons rien!! C'est la vie semblent-ils dire!!!
 
Après une bonne marche nous arrivons à la maison où nous serons logés. Très belle. En bordure de la rivière! Les hôtes sont jeunes, accueillants, en tenue traditionnelle. Un pont suspendu léger, relie la maison  à l'autre rive et débouche dans un Kapokier. André ne peut s'empêcher de faire un essai de traversée au-dessus de la rivière. Solide, mais quand même, faut pas y danser la Carmagnole!
 
Pendant qu'André est parti aux alentours pour faire des photos, notre hôtesse me fait signe. Je la suis et elle décroche un costume H'mong pour me le faire enfiler. Chemise, jacquette, pantalon, hotte, et coiffe surtout. Son mari est de connivence et ils rient de bon coeur tous les deux en me voyant déguisée et prêts à faire la surprise à André! Quel bon moment de gaieté, de chaleur, de complicité. Nous ne parlons pas la même langue, mais nous sommes tellement bien ensemble. André arrive et rit de me découvrir dans ce déguisement. Nous prenons des photos avec le couple qui nous accueille.
 
Loc nous emmène faire une petite ballade dans le village pour nous dégourdir les jambes. Il nous avoue sa crainte de devoir, le lendemain, nous emmener dans le village suivant, en passant par les rizières en terrasses, et où il faudra monter, descendre, par des chemins assez rudes. En effet, nous avions prévenu l'agence que l'un de nous a des difficultés à respirer dans les montées, et l'autre a mal aux genoux lorsqu'il faut descendre!   Quelle équipe!!!
Dans ses petits souliers l'Ami Loc! Nous le rassurons et lui affirmons que tout se passera bien!
Rentrés à la "maison" nous dînons tranquillement sur la terrasse, face à la rivière. Spectacle charmant avec le soleil couchant!
 
3 février : de TA VAN à CAO SON. (200 Km)
 
Nous partons en randonnée pédestre de bon matin vers le village ethnique de Giang Ta Chai.
 
Le temps est bien, ni trop chaud, ni venteux, juste un peu couvert et nous partons d'un bon pas. Deux femmes Muong nous suivent sans rien dire.
Par sécurité j'ai pris mon bâton de marche pour éviter les faux-pas, André ayant, lui, son bâton mixte pour la caméra, peut s'appuyer dessus.
Nous commençons à travers chemins, et marchons sur les murets en terre bordant les parcelles de rizières, à peine plus larges que nos deux pieds côte à côte. Et bien sûr, ce n'est pas en terrain plat. Des trous se sont formés, et si c'est relativement sec il arrive que le pied glisse et ensuite,  oups !! çà dérape ! c'est là que mon bâton est très utile!
 
Lorsque le terrain devient plus rude, une des deux femmes me tend la main, sans rien dire, juste pour m'aider, m'éviter de glisser, ou au contraire me faire monter le chemin dans lequel des marches ont été creusées, mais très glissantes.
 
C'est incroyable comme cette petite femme (à peine 1,50 m.), a un pied sûr et une main petite, ferme et forte. Inconsciemment, je la laisse me guider, sans fausse honte, comprenant que son aide est pleine de gentillesse. Elle sourit et veille avec une grande attention à chacun de mes pas, prête à me tendre la main si nécessaire.
 
La fin de la ballade est vraiment pentue, et j'avoue être bien contente d'en finir. Nos deux compagnes nous quittent à la fin de notre parcours, pour aller chez elles, sans rien demander. Nous les rappelons pour faire un cliché avec elles, et leur acheter un foulard  en remerciement.
 
Heureux d'arriver au 4x4 pour repartir vers Sapa où nous allons déjeuner au fameux restaurant francophone du premier jour. André souhaite acheter un CD de musique tradionnelle des Minorités de SAPA. Et justement en face du restaurant, un petit magasin vend toutes sortes de disques et CD. Notre choix est vite fait car Loc nous a prévenus que nous devons repartir assez rapidement pour CAO SON.
 
100 km de route  soit environ 3 h. de 4x4.
 
La route très sinueuse est à peu près carrossable, mais nous sommes toujours étonnés de voir les animaux dormir ou circuler sur la chaussée, sans causer d'accident.
 
Les champs de thé bordent la route, et les Giays, en costume traditionnel vaquent à leurs occupations. Au détour de certains virages, un panorama spectaculaire se découvre à nos yeux.
La circulation n'est pas trop chargée mais la prudence reste de mise et Hai fait toujours attention à sa conduite.
 
De passage à LAO CAI, nous nous arrêtons sur la place, pour voir la frontière avec la Chine. Rien de bien particulier, en dehors de piétons qui passent d'un pays à l'autre, tirant des charrettes de marchandises, n'ayant apparemment aucun problème pour commercer avec les uns et les autres. Puis nous continuons notre route pour arriver à CAO SON en fin d'après-midi.
 
Installation chez l'habitant au Cao Son Lodge où notre petite chambre est confortable.
Dans la salle de bain, un baquet en bois sert de baignoire, mais je ne m'y fie pas. Préfère la douche !!!
Nos hôtes sont gentils et sympathiques. Comme à chaque fois, ils nous servent copieusement un dîner fort bon. Décidément nous  aimons de plus en plus la nourriture vietnamienne ! la vraie, la familiale. (Pas celle des hôtels)
Quelle bonne nuit !!! lit confortable!!! couette bien chaude!!! Super!!
 
Pour notre petit déjeûner, l'hôtesse nous fait un plat de crêpes, avec sucre, confiture de goyave, thé ... Humm! Très bon!
Au moment de partir, des petits enfants de l'école à côté du Lodge, nous font bye bye avec la main. C'est adorable. Je leur distribue des bonbons et ça leur plait!! Leurs minois sont sales, ainsi que leurs mains, mais leurs yeux brillent de joie et de plaisir. Inoubliables !!!
 
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Publié à 01:34, le 2/03/2010 dans 08 NORD VIETNAM, Lai Châu
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28ème Article: de SON LA à LAI CHAU

02:05, 16/02/2010 .. Publié dans 08 NORD VIETNAM .. 14 commentaires .. Lien

UNE BIEN BELLE COIFFE

 

 

30 JANVIER - SON LA / MUONG LAY (200Km)


Très bonne nuit dans l'hôtel confortable avec TV. Cela fait du bien après les deux nuits précédentes. A 10 km on s'arrête au marché de Trân Thuân.

Je suis prise en main par les femmes qui veulent absolument me vendre quelque chose.

L'une d'elles commence à me poser sur la tête une bande d'étoffe noire et rouge, et entreprend de la plier et de la tourner pour me faire la coiffure traditionnelle  "pio" à la grande joie de ses collègues. (J'achète cette coiffure, me demandant bien ce que j'allais pouvoir en faire !!!)

Puis voyant son succès, elles m'affublent d'un corsage et d'un pantalon, et en même temps font subir le même sort à André. Nous voici déguisés en H'mongs du Nord Vietnam. Nous sommes le point de mire d'une bonne vingtaine de gens, qui s'amusent et rient de bon coeur.

Les bijoux les attirent, et elles touches mes boucles d'oreilles, mon collier, ainsi que mon alliance et commencent à marchander pour que je les leur cède . L'or les attire.

Je dois faire attention car elles touchent à tout. Certaines jeunes ont du toupet.

Nous rions beaucoup car elles envient mes rondeurs. Une femme me tape sur les fesses, une autre me tape dans le dos. C'est un peu rude, mais amical et avec le sourire. Je ne fais ni une, ni deux. Je me tourne vers celle qui m'a touché les fesses et à mon tour je lui donne une tape sur les siennes. Elle se retourne, étonnée, et nous éclatons de rire toutes les deux.

Un peu plus loin, une femme, bouchère de son état, fouille dans mon sac d'achat, en sort le fameux foulard "pio" et entreprend de me coiffer à son tour. Je me laisse faire car je vois que cela lui fait vraiment plaisir. Je suis le point de mire du marché, et nous rions beaucoup.

Si le ridicule tue, alors je suis morte plusieurs fois.!!!

Nous achetons encore deux chapeaux coniques avant de repartir pour la suite de notre périple.

La route monte mais les virages sont bien marqués. Au col de Pha Din des femmes Mongs avec des noeuds oranges dans leur coiffe vendent des oiseaux en cage. Ils sont très beaux mais c'est dommage de les avoir capturés pour les tenir enfermer dans des volières souvent trop petites.

La route est plutôt belle, sauf qu'à certains endroits les camions ont déversé des tas de gravier ou de sable sur la moitié de la chaussée, et que nous devons les contourner ce qui ralenti considérablement la vitesse puisque aucun panneau n'indique ces tas de matériaux.

Quelques Km plus loin, nous nous arrêtons admirer un groupe de jeunes femmes "Thaï Noir" qui dansent avec un musicien. Elles acceptent que nous les filmions et c'est très joli à voir cette danse des papillons, avec éventails. Notre paquet de bonbons fait la joie des jeunes enfants spectateurs, et des danseuses. Ils rient et se prêtent facilement aux photos et au film. Surtout lorsque nous leur laissons visionner nos prises de vues.

Nous arrivons à l'hôtel, le seul de cette petite ville. Une inondation terrible a eu lieu il y a une vingtaine d'années, détruisant d'innombrables maisons, et faisant beaucoup de victimes. Depuis le village est reconstruit plus haut, et beaucoup plus loin, dans la province de Lai Chau car le projet de faire une grande retenue d'eau est en cours de réalisation. Des travaux énormes sont prévus. Ce sera le plus grand barrage hydroélectrique de l'Asie du sud-Est nous dit-on.

De très nombreux ponts sont en construction, et les travaux de la nouvelle route s'étendent sur 400 Km (de Dien Bien Phu à Lai Chau) mais que de poussière !!!!!



31 JANVIER - MUONG LAI / LAI CHAU (110Km)

Terriblement sale du fait des travaux publics et routiers. La poussière épaisse recouvre tout. Au bout de 500 m. Nous sommes arrêtés. Il faut prendre patience et attendre que le camion qui déverse ses matériaux ait terminé. La file de motos et voitures s'allonge des deux côtés. Lôc nous dit que cela peut durer assez longtemps.

15 mn, et nous repartons.

Mais la route en rénovation est très défoncée et le 4x4 tangue sans arrêt lorsque l'on roule (pire que lors de notre trek en Mongolie). Heureusement que j'ai mon coussin gonflable qui assoupli les secousses et me protège bien.

Autre arrêt sur cette route. Une coulée de roches est en train de se produire, car 20 m. plus haut, la construction de la nouvelle route est en cours en même temps que la rénovation de l'ancienne où nous sommes. André part faire des prises de vues de plus près. Engins de chantiers de toute sorte, minibus, cars, motos, 4x4, voitures, tout le monde est à l'arrêt et attend patiemment.

La poussière est dense ! Il n'y a qu'à attendre que la voie se libère !! 1 h. D'attente !!

La rivière coule au fond de la vallée, en contrebas, et l'on voit quelques bâteaux d'orpailleurs essayant de trouver de l'or !!!

Le soleil brille, la température est douce,. Sur l'autre versant des bananiers sauvages couvrent la montagne. Cà pourrait être pire !!!

Finalement nous changeons de route pour éviter tous ces travaux routiers, car il y a encore plus de 80 Km à faire dans ces mauvaises conditions.

Elle est un peu plus longue, mais moins cahoteuse et poussiéreuse.

Ce détour imprévu, nous fait passer par la ville de SIN HO, dont le marché est le samedi matin. Nous en sommes fort contents car tout le long de la route les femmes retournent dans leurs villages, et elles sont toutes en costume traditionnel. Ce sont des "Mong bariolé"

C'est un véritable spectacle, chatoyant de couleurs vives. Mais les photos sont difficiles à prendre car les femmes esquivent presque systématiquement. André met au point une stratégie entre l'appareil photo que je tiens, et la caméra qu'il manie pour que nos sujets ne sachent pas qui prend la photo. Dans la difficulté il faut parfois ruser....

Juste avant Lai Chau, nous voyons sur la route un buffle monté par deux garçons, une demande d'arrêt rapide au chauffeur.....et hop......dans la boite le buffle et ses passagers !!!!!!!!

La ville de Lai Chau est en vue avec ses champs de thé, mais je suis fatiguée et demande d'arriver à l'hôtel sans s'arrèter. Une fois installés, André repart dans les champs de thé à la recherche de souvenirs photographiques.


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Publié à 02:05, le 16/02/2010 dans 08 NORD VIETNAM, M??ng Lai
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27ème aricle: de NINH BHIN à SON LA

12:08, 11/02/2010 .. Publié dans 08 NORD VIETNAM .. 13 commentaires .. Lien

Le tissage à MAI  CHAU

 

27 JANVIER – Direction de MAI CHAU


 Nous sommes dans la province de Ninh Binh et partons pour Mai Chau.

Le 4x4 Ford Modèle Everest est confortable et Hai, notre chauffeur, très attentionné pour ne pas nous faire sauter dans les "nids d'autruches" (expression du chauffeur) car même si les routes sont bonnes, il arrive que nous soyions en présence de travaux pas toujours annoncés à l'avance et que les freinages soient un peu vifs.

Ninh Binh est notre premier arrêt car nous devons sortir de l'argent d'un DAB, les villes suivantes n'ayant pas de banques.

Le soleil ne se montre pas mais on le sent au-dessus des nuages. Lôc a dit qu'il l'avait enfermé dans la valise pour l'emmener avec nous !! j'espère qu'il a raison !

Le long de la route, devant les maisons, des mini serres longues de toute la largeur du trottoir en terre (environ 3/4 m. sur 1 m. de large) sont couvertes en film plastique. Devant notre étonnement Lôc nous apprend qu'il s'agit de semis de riz, haut à présent de 10 cm. Cela permet aux paysans de gagner du temps pour le repiquer dans les rizières, afin de pouvoir faire une deuxième récolte, et même une troisième dans le sud, vers Saigon.

Arrivés au village de MAI CHAU vers 13h30 nous sommes un peu déçus car les maisons sur pilotis typiques de l'architecture Thai, sont en réalité des guesthouses pour la plupart. Ce n'est pas vraiment ce que nous attendions comme demeure chez l'habitant !!!

Le repas se prend à l'étage, dans la grande salle, sur des nattes en bambou. Classique et très bon. Nous commençons à être habitués. Lôc s'occupe bien de nous et fait tout le nécessaire pour que nous soyions bien installés.

L'après-midi se passe en promenade dans le village où les habitants exposent au rez-de-chaussée de leur maison sur pilotis leur production. Il s'agit de Thaïs blancs. Ils sont très accueillants et souriants.

Les femmes travaillent toutes sur un métier à tisser et fabriquent des écharpes, des foulards, des chemisiers, des jupes, etc... plus des tas de petits objets en tissu.

Les hommes fabriquent des arbalètes, des carquois en bambou, et d'autres objets en bois, ainsi que des armes (épées, sabres, couteaux, avec leurs étuis de protection en bois).

Nous faisons un petit tour vers la rizière où un homme, retourne son lopin avec un motoculteur. Dommage pour le bruit !!

Il fait très chaud car le soleil est enfin sorti de ses nuages. Les femmes essayent de nous attirer pour acheter leurs foulards. Très difficile d'aller voir, toucher et d'admirer, mais de ne pas acheter car l'objet ne correspond pas à notre désir !!!!

Pour nous rafraîchir nous faisons une halte dans une guesthouse, à l'ombre du bâtiment, en compagnie des chiens car nous sommes les seuls dans ce lieu. Le village est calme. C'est paisible. Les oiseaux chantent et sifflent, le ciel est bleu, et l'eau des rizières brille sous le soleil. Comme nous sommes bien dans cette cour.!!!

Un arbre à côté de notre table a des agitations suspectes !! Nous avons beau le scruter rien ne se voit. Puis brusquement, une petite queue rose apparaît, puis une autre, et encore une autre !! enfin apparaît le corps d'une souris blanche, et celui de ses copines. Elles jouent entr'elles, grimpent, redescendent, et sont très à l'aise. Elles sont en liberté mais ne semblent pas vouloir rejoindre la terre ferme.

L'heure où les touristes vont revenir pour dîner approche et l'animation va reprendre dans le village.

Nous retournons à la guesthouse préparer notre lit car nous avons la chance d'avoir une chambre isolée à l'étage (environ 7m²), avec un vrai lit et une moustiquaire. Pas de quoi danser le cha cha cha !!!

Par contre, pour la douche et les WC, c'est en bas. Pas pratique !!Cà va être dur cette nuit !!! Comme je n'aime pas me chausser et me déchausser sans arrêt, j'ai décidé de ne plus lacer mes tennis, et de marcher comme cela toute la journée. C'est bien plus simple et je peux les retirer d'un coup, sans me baisser (comme les djeun's !!)

Ce soir on a spectacle paraît-il !!! On verra !!

Il s'agit de danses folkloriques présentées par un groupe de Thaïs, comportant 4 jeunes hommes et 8 jeunes femmes revêtus de leurs costumes traditionnels. Ils sont beaux, évoluent dans l'espace avec grâce, et les hommes miment les combats avec agilité.

Ils sont très applaudis, ce qui est mérité.

La nuit est assez calme, même si le matelas est très dur !!! les côtes nous font mal au petit matin (8h.!!!)


 28 JANVIER – Pique-nique à XAM KHOE

Nous partons pour faire une petite randonnée, à 20 km de Mai Chau. Après le brouillard le soleil brille et la chaleur commence à se faire sentir.

D'abord, arrêt dans un petit marché où nous faisons un petit tour dans l'espoir de découvrir des tenues folkloriques, mais il n'en existe que très peu dans la vie courante. Seulement pour les cérémonies nous dit-on. Dommage !!

Puis nous continuons en direction des villages Xa et Buong habités par des Thaïs blancs.

Une route en cours d'élargissement nous y mène. La terre est très rouge, et le long de la route les maisons sont recouvertes d'une épaisse couche de poussière rouge. Des petits chiens de 3 à 6 mois sortent de partout, presque tous pareils. Nonchalants, ils sont allongés au bord de la route, et même au milieu. Les automobilistes ralentissent et les contournent, ainsi d'ailleurs que les boeufs, les poules et leurs poussins, et autres animaux choisissant la chaussée pour leur sieste.

Le village est également sur pilotis, avec des toits de palmes pour la plupart. D'autres habitations ont un toit de tuiles mécaniques, ou de fibrociment. Nous nous promenons et faisons des photos.

Les habitants nous lancent des "Hello" devant chaque maison où nous passons. Et parfois nous nous arrêtons pour bavarder avec eux (si l'on peut dire). Ils sont très accueillants, prêts à nous aider, nous offrent le thé de bienvenue, et nous permettent de les photographier.

Dans la cour d'une maison, 3 hommes sont affairés à creuser un puits. L'un d'eux creuse au fond, remplit un seau de terre rouge que ses deux compagnons remontent à l'aide d'une corde. Ils se relaient et entre chaque "poste" allument une pipe à eau en bambou, et tirent une grosse bouffée de fumée.

C'est un morceau de bambou de 70 cm de long, et 8 cm de diamètre, creusé et dans lequel de l'eau a été versée. Par un petit orifice ils mettent une pincée de tabac qu'il allument et aspirent dans le haut de la pipe. Cela fait un drôle de bruit avec l'eau ! Ils nous invitent à essayer à notre tour, mais pas tentés du tout. Nous rions de bon coeur avec eux et ils sont heureux de voir notre joie.

Ils nous offrent du thé de bienvenue, et je ferme les yeux pour ne pas voir la couleur de la tasse !! Beurk !! Mais le thé est bon et apprécié.

Lôc bavarde avec une habitante et lui demande s'il est possible de visiter sa maison, ce qu'elle accepte aussitôt. Nous montons à l'étage et sommes accueillis par une très jeune femme. Les salutations faites, elle nous invite à nous asseoir sur la natte en bambou, et nous verse du thé.

Comme dans les précédentes maisons, celle-ci ne comporte qu'une seule grande pièce avec très, très, peu de meubles. Des matelas empilés sont entreposés le long du mur en bois, ainsi que des nattes, et des couvertures. Une petite table basse est posée contre la cloison, et dans le fond de la pièce un espace est réservé à la nuit, entouré de tissu pour protéger l'intimité des habitants, et comportant leur literie.

Lôc lui demande s'il est possible de déjeuner chez elle, en apportant nos provisions.

Elle est d'accord. Il descend à la voiture chercher le nécessaire pour notre repas, et remonte avec Hai. Nous mangeons sans grand appétit. La chaleur sans doute ! La jeune femme reste près de nous et discute avec les deux hommes, tout en brodant au point de croix une bande de tissu.

Lôc nous apprend que chez les Thaïs blancs les jeunes filles brodent toute la journée, ce que nous avons pu constater à différentes reprises. Elles brodent des grands bouts de toile blanche, assises ou accroupies, au bord de la route, en marchant, en gardant les boeufs, etc...

A chaque fois que j'en rencontre une, je me permets de l'aborder et d'admirer son travail ce qui est une bonne entrée en matière pour échanger des mimiques, et des sourires. Il est évident qu'elles prennent aussi du plaisir à communiquer avec nous et dans un sabir amusant nous arrivons à nous comprendre. C'est formidable !!

Après lui avoir offert une grosse boîte de gâteaux, nous continuons à pieds vers le bas du village pour rencontrer un habitant que Lôc connaît. Cet homme, un ancien de l'armée je crois, possède une grande maison sur pilotis et reçois des touristes comme nous, qui viennent faire connaissance des ethnies minoritaires et se plonger dans le Vietnam authentique.

Sa maison est très belle, mais à peine plus meublée que celles que nous connaissons.

Le thé de bienvenue nous est offert et une grande sympathie se dégage de cette nouvelle rencontre. Lôc bavarde avec cet homme qu'il semble bien connaître pour lui avoir amené plusieurs groupes de marcheurs.


 

29 JANVIER – Direction de SON LA

175 Km à parcourir pour y arriver. Il fait beau, et le 4x4 étant climatisé nous sommes vraiment très bien.

Le long de la route de nombreux habitants transportent des branches de pêchers coupées, afin de les vendre aux particuliers, car c'est un symbole important, pour la fête du Têt, le 14 février. Les rameaux ont de tous petits boutons qui ne demandent qu'à fleurir, pour apporter la joie dans les maisons vietnamiennes.

Sur la proposition de Lôc nous nous arrêtons dans un village Muongs Bleus. Les maisons ne sont plus sur pilotis, et comportent peu d'ouvertures. Les murs sont en bois, et les toits moins hauts que chez les Thaïs, à cause du froid.

Les enfants se cachent. On ne peut les photographier. Des jupes plissées évasées, bleues, sont suspendues sur des fils pour sécher. Une jeune femme porte un enfant sur son dos, et deux fillettes l'entourent. Une autre d'environ 6 ans est grimpée dans un prunier, pieds nus, d'où elle cueille et mange les prunes bien vertes.

Deux jeunes femmes apprennent à conduire une moto, sur un pré de la taille d'un terrain de foot-ball, en se croisant, virant, freinant, et manoeuvrant habillement. C'est assez drôle de les voir sur ces engins, avec leur coiffe, le casque par dessus, et leur jolie jupe bleue valsant autour d'elles.

Un peu déçus de voir si peu de monde.

 

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Publié à 12:08, le 11/02/2010 dans 08 NORD VIETNAM, S?n La
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